Venezuela : à quoi joue la France ?

La nouvelle est arrivée jeudi 4 juin en soirée : Juan Guaido, l’homme de Washington qui a déjà tenté par deux fois de provoquer la guerre au Venezuela, qui s’est autoproclamé Président (non élu) de ce grand pays, est hébergé par l’ambassade de France à Caracas.

Ainsi, la France a mis à disposition sa représentation diplomatique à cet adversaire acharné de Nicolas Maduro, Président élu, que Donald Trump cherche à faire assassiner.

En offrant à Juan Guaido les moyens d’organiser, depuis l’ambassade de France, les coups les plus violents, Emmanuel Macron viole la Convention de Vienne sur la non-ingérence dans les affaires intérieures.

Des questions légitimes émergent :

la France a-t-elle participé (de près ou de loin) à la tentative de coup d’état avortée et conduite par des paramilitaires en mai 2020 (Opération Gideon menée par le société Silvercorp) ? Comment Guaido s’est-il retrouvé sous la protection de la diplomatie française ? Depuis quand ?

Rappelons que Guaido a admis avoir signé un contrat avec la société Silvercorp USA (dirigée par Jordan Goudreau) pour « étudier la capture et le transfert de Nicolas Maduro » dont la « tête » a été mise à prix par Trump.

Ambiance CIA, coup d’Etat, barbouzes, farwest… et question : que fait la France dans ce désordre ?

« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».
Les acteurs du conflit qui frappe depuis plus de 7 années le sol yéménite se sont accordés sur une nouvelle extension du cessez-le-feu mis en œuvre en avril. L'espoir d'une sortie de la guerre par le dialogue est permis.
Le sommet des Amériques a ouvert ses portes en début de semaine jusqu'à vendredi. L'occasion de discussions bilatérales sur plusieurs thématiques dont la lutte contre les flux migratoires. Mais ce dialogue a des limites : les États-Unis se sont opposés à la venue de plusieurs pays.
« La gauche française a souffert. Elle a dans sa chair électorale les multiples doutes propres à une puissance qui continue d'exister, mais qui n'est plus l'empire d'autrefois. » Ces propos sont ceux d'Oriol Junqueras, leader indépendantiste de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) qui s'exprime dans un tribune de elDiario.es sur la Nupes. Ce texte a été publié sous le titre original « Une France de gauches ? Le défi de Mélenchon contre l'indigestion impériale. »
« La Colombie s’est rendue aux urnes il y a une semaine pour rejeter la politique d'extrême droite d'Iván Duque et d’Álvaro Uribe et pour affirmer que la population colombienne est beaucoup plus progressiste que ce que voudraient faire croire les politiciens actuels. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Luciana Cadahia, philosophe, et Tamara Ospina Posse, politologue, qui décryptent la percée de la gauche au cours de ces dernières années.
La journée mondiale sans tabac a été l'occasion pour le Mexique d'adopter des mesures inédites dans la lutte contre le tabagisme. Il devient le premier pays d'Amérique latine à interdite la cigarette électronique au nom de la santé publique.

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