dossier

La révolution citoyenne

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe, merci de nous adresser un mail à contact@lemondeencommun.info

les articles du dossier

Tlatelolco
Jean-Luc Mélenchon a été invité par la revue Tlatelolco à écrire un texte de haute volée sur la notion de "puissance" comme objectif politique pour le peuple, quand elle s'applique à sa volonté d'agir pour le bien commun, pour sa souveraineté, pour sa liberté. Tlatelolco est une nouvelle revue de pensée critique latino-américaine qui rassemble quelques personnalités intellectuelles de la région pour repenser la démocratie en Amérique latine. Elle est dirigée par John M. Ackermann, professeur à l'Université nationale autonome du Mexique, né américain, naturalisé mexicain.
Jacobin
Le magazine socialiste américain Jacobin a publié une analyse sur ce qu’implique l’élection historique du « candidat des pauvres » Pedro Castillo à la présidence du Pérou et qui suscite beaucoup d’espoir pour les Péruviens qui aspirent au changement, notamment les populations défavorisées et les zones rurales du pays. Nous vous proposons ici l’article traduit en français.
Le Monde en Commun
Le second tour de l’élection présidentielle au Pérou a lieu ce dimanche 6 juin. Il oppose l’enseignant syndicaliste de gauche Pedro Castillo à la candidate d’extrême droite Keiko Fujimori, fille de l’ancien dictateur Alberto Fujimori en prison pour crimes contre l’Humanité. Depuis les années 90 dans l’un des pays les plus néolibéraux d’Amérique du Sud, presque tous les présidents péruviens ont été inculpés ou emprisonnées, ou sont en fuite. Keiko Fujimori est également corrompue et a passé plus d’un an en détention pour son implication dans l’affaire Odebrecht. Pedro Castillo est donné favori dans tous les sondages. La campagne est très tendue : à quatre jours de l’élection, l’élite médiatique aux mains des grands groupes et presque toute la classe politique sont vent debout contre Castillo qui porte un message d’espoir et dont le mot d’ordre est « plus aucun pauvres dans un pays riche ». Pour comprendre un peu mieux le programme du candidat de gauche ainsi que le changement social en cours au Pérou, Christian Rodriguez s’est entretenu avec Julio Bendezu Sarmiento, Directeur de la Mission archéologique en Asie centrale au CNRS, Docteur en préhistoire, ethnologue et anthropologue, franco-péruvien, qui soutient la candidature de Pedro Castillo à la tête de son pays.
Cuarto de Hora
Gustavo Petro est le leader de l'opposition en Colombie, arrivé deuxième derrière Ivan Duque, l'actuel président, aux dernières élections présidentielles (2018). Les menaces de mort qui pèsent sur lui l'obligent à se déplacer avec des gardes du corps. Il analyse dans un texte publié sur le site Cuarto de Hora la situation en Colombie et appelle le peuple à lutter pacifiquement, pour la paix, et pour la vie. Nous publions ici la traduction en français, et la version originale, en espagnol, en seconde partie d'article.
Le Monde en Commun
Le 6 juin 2021, le candidat de gauche Pedro Castillo affrontera Keiko Fujimori, candidate de l’extrême droite, poursuivie pour blanchiment et fille de l’ancien dictateur Alberto Fujimori. L’enseignant syndicaliste Pedro Castillo est donné favori dans un pays ravagé par le libéralisme économique, la corruption et le narcotrafic. Face à la popularité du candidat de gauche, la droite ose tout : elle agite le chiffon rouge du chavisme et la guérilla maoïste du Sentier Lumineux, quasi-inactive aujourd'hui, a commis un attentat qui a fait 18 morts ce dimanche, deux semaines avant le deuxième tour. Quelle malheureuse coïncidence… Un massacre instrumentalisé par Fujimori qui accuse Castillo depuis le début de la campagne d’avoir des liens avec le Sentier Lumineux. Ce que ce-dernier a toujours nié.
Le Monde en Commun
Il y a 30 ans disparaissaient le Yémen du Nord (régime militaire conservateur) et le Yémen du Sud (dont les dirigeants se réclamaient du marxisme). Par voie de référendum, le 15 et 16 mai 1991, les deux peuples adoptaient une Constitution commune unifiant les pays. Mais ce processus ne s’est pas fait sur un pied d’égalité. En réalité, le Yémen du Nord a rapidement pris l’ascendant sur le Yémen du sud et en a démantelé la plupart des institutions. Cette unification est donc aussi l’histoire d’une annexion, qui s’est soldée par la disparition de l’unique expérience marxiste dans le monde arabe : la très méconnue République démocratique populaire du Yémen du sud (1967-1991). Si le Yémen apparaît aujourd’hui dans les médias comme un pays de misère, ravagé par la guerre et jouet de ses voisins, la professeure Miriam Müller-Rensch, de l’université d’Erfurt, revient avec nous sur les 50 dernières années, qui éclairent la nature des conflits en cours, les violences qui ont parsemé les dernières décennies et les frustrations sociales de la population méridionales. Certes, le marxisme-léninisme professé à Aden, capitale du Yémen du Sud, ne dépassait guère les faubourgs. Mais le nationalisme et les droits perdus (notamment pour les femmes) suscitent quelque nostalgie de cette époque.