dossier

La révolution citoyenne

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe, merci de nous adresser un mail à contact@lemondeencommun.info

les articles du dossier

Le Monde en Commun
Le 6 juin 2021, le candidat de gauche Pedro Castillo affrontera Keiko Fujimori, candidate de l’extrême droite, poursuivie pour blanchiment et fille de l’ancien dictateur Alberto Fujimori. L’enseignant syndicaliste Pedro Castillo est donné favori dans un pays ravagé par le libéralisme économique, la corruption et le narcotrafic. Face à la popularité du candidat de gauche, la droite ose tout : elle agite le chiffon rouge du chavisme et la guérilla maoïste du Sentier Lumineux, quasi-inactive aujourd'hui, a commis un attentat qui a fait 18 morts ce dimanche, deux semaines avant le deuxième tour. Quelle malheureuse coïncidence… Un massacre instrumentalisé par Fujimori qui accuse Castillo depuis le début de la campagne d’avoir des liens avec le Sentier Lumineux. Ce que ce-dernier a toujours nié.
Le Monde en Commun
Il y a 30 ans disparaissaient le Yémen du Nord (régime militaire conservateur) et le Yémen du Sud (dont les dirigeants se réclamaient du marxisme). Par voie de référendum, le 15 et 16 mai 1991, les deux peuples adoptaient une Constitution commune unifiant les pays. Mais ce processus ne s’est pas fait sur un pied d’égalité. En réalité, le Yémen du Nord a rapidement pris l’ascendant sur le Yémen du sud et en a démantelé la plupart des institutions. Cette unification est donc aussi l’histoire d’une annexion, qui s’est soldée par la disparition de l’unique expérience marxiste dans le monde arabe : la très méconnue République démocratique populaire du Yémen du sud (1967-1991). Si le Yémen apparaît aujourd’hui dans les médias comme un pays de misère, ravagé par la guerre et jouet de ses voisins, la professeure Miriam Müller-Rensch, de l’université d’Erfurt, revient avec nous sur les 50 dernières années, qui éclairent la nature des conflits en cours, les violences qui ont parsemé les dernières décennies et les frustrations sociales de la population méridionales. Certes, le marxisme-léninisme professé à Aden, capitale du Yémen du Sud, ne dépassait guère les faubourgs. Mais le nationalisme et les droits perdus (notamment pour les femmes) suscitent quelque nostalgie de cette époque.
Le Monde en Commun
Les Chiliens avaient obtenu un vote pour désigner les constituants en charge de rédiger la future constitution du pays. Ce vote, initialement prévu le 11 avril, a eu lieu le dimanche 16 mai 2021, après un report dû aux conditions sanitaires. Les résultats, malgré une faible participation, ouvrent une nouvelle ère politique. Christophe Ventura nous propose une réaction à chaud pour prendre la mesure de l'événement.
Le Monde en Commun
782 manifestants tués, 3740 détenus, des milliers de blessés et 25 personnes condamnées à mort. Des chiffres glaçants annoncés par le porte-parole du HCDH Rupert Colville, mardi lors d’un point presse à Genève, au cours duquel il a appelé la communauté internationale à s’impliquer davantage pour empêcher que la situation des droits de l’homme au Myanmar ne se détériore encore. Une répression violente qui n'infléchit pas les Birmans qui luttent pour la démocratie.
Interlignes
Le Hirak, mouvement de contestation populaire anti-régime qui a commencé début 2019 et qui avait abouti à la mise à l'écart du président Abdelaziz Bouteflika, a repris ses marches de protestation contre l'élite au pouvoir fin février, après un an de suspension à cause de la pandémie. À l'approche des élections législatives anticipées du 12 juin, rejetées par le Hirak, la répression s'accroît. Mobilisés massivement vendredi 7 mai pour dénoncer les violences policières, les protestataires ont envahi les rues d’Alger pour afficher, une fois de plus, leur détermination à poursuivre la lutte pour un vrai changement dans le pays.
Le Monde en Commun
Mardi 4 mai se tenaient les élections anticipées de la communauté autonome de Madrid où la droite règne depuis 26 ans. L’enjeu de ce scrutin là-bas est plus important qu’une élection régionale en France car les régions en Espagne ont beaucoup plus de pouvoir. La région de Madrid est la plus importante et la plus riche du pays, avec 6,5 millions d’habitants. Pablo Iglesias avait démissionné de son poste de vice-président du gouvernement pour retourner sur le terrain et combattre la présidente sortante Isabel Diaz Ayuso, représentante de l’aile la plus dure du Parti Populaire (PP). Après une campagne délétère avec menaces de mort, banalisation de l’extrême droite et violences dans la rue et sur les réseaux sociaux, c’est le Parti Populaire qui l’a emportée, en obtenant 44,48% des suffrages, doublant ainsi son score de mai 2019. Pablo Iglesias a annoncé son retrait de la vie politique.