dossier

La fin du libéralisme

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

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Texte de référence à venir…

les articles du dossier

Cuba Debate
L'hispano-péruvien et prix Nobel de littérature 2010 Mario Vargas Llosa, a, en une dizaine d'années, radicalement changé d'avis sur Keiko Fujimori, la fille d'Alberto Fujimori, l'ancien président du Pérou contre qui l'écrivain avait fait campagne en 1990. Après sa défaite et celle de l'aristocratie face à l'extrême droite incarnée par Fujimori, Vargas Llosa, alors exilé en Espagne, avait toujours gardé une rancune particulière à l'égard de son concurrent puis de sa fille Keiko Fujimori, candidate en 2011 et que l'écrivain avait farouchement combattu. Celle qu'il présentait à l'époque comme "une catastrophe pour le Pérou", serait "un moindre mal" en 2021 face à Pedro Castillo, candidat de la gauche radicale. De communiste à libéral, Vargas Llosa a opéré un glissement, en dix ans, "du néolibéralisme au néofascisme", qui en réalité en dit long sur l'époque, celle du déclin du libéralisme politique qui déploie pour conserver son projet déjà mort toute sa force et toute sa violence. Nous avons traduit en français un article issu du site Cuba Debate qui explique bien de quoi Vargas Llosa est le symptôme... celui d'un monde qui tarde à mourir.
The Conversation
Trianguler, c’est grignoter les idées de l’adversaire pour l’affaiblir. Tactique politique qui nous vient des Etats-Unis, forgée par un conseiller de Bill Clinton, peaufinée ensuite par Tony Blair au Royaume-Uni et maniée par Emmanuel Macron en France : le but de la triangulation qui consiste à brouiller les lignes en empruntant une partie de son corpus idéologique à un adversaire politique, est de gagner les électeurs voisins. Emmanuel Macron, qui en 2017 s’est fait élire sur une promesse de dépassement des clivages (« ni de droite ni de gauche »), sème aujourd’hui des cailloux à l’extrême droite, anticipant le match Macron-Le Pen de 2022 et en imposant dans le débat public les thématiques du RN : la sécurité et la loi sur le séparatisme de 2021, par exemple (sans oublier tous les petits coucous à l’extrême droite, comme le déjeuner de Bruno Roger-Petit et Marion Maréchal, les contacts directs entre l’Élysée et Pascal Praud, les coups de fil à Eric Zemmour etc.). Comment s’opère la triangulation, simple tactique politicienne ou stratégie subtile, et qu’est-ce que cela implique pour nos « démocraties d’opinions » ? Nous relayons cet article de The Conversation sur le sujet pour y voir plus clair sur ce terme souvent entendu dans les médias, en pleine période des élections régionales et à un an de la présidentielle.
Le Monde en Commun
A la tête du gouvernement fédéral de l’Inde depuis 2014, le premier ministre nationaliste Narendra Modi a pour la première fois été critiqué jusque dans son propre camp en raison de sa gestion calamiteuse de la pandémie. Il a essuyé ces dernières semaines des revers électoraux locaux. L’écornement de son image d’homme fort au sein de son électorat vient s’ajouter aux mouvements de contestation qui se sont multipliés au long de ses deux mandats. Cet affaiblissement relatif ne doit pas occulter l’hégémonie du discours nationaliste, basé sur l’hindouisme politique, grâce auquel Modi a conquis le pouvoir dans le second pays – et bientôt le premier - le plus peuplé au monde. Loin d’avoir dit son dernier mot avant les élections de 2024, Modi sait pouvoir compter sur une rhétorique identitaire conjuguée à la criminalisation des contestataires. Tout en fracturant l’Inde, elle lui a permis de conserver le pouvoir. Il sait aussi pouvoir compter, par-delà les postures appelant mollement au respect des droits humains, sur le soutien des États-Unis et de leurs alliés, gouvernement français en tête. L’Union Européenne et l’Inde ont relancé début mai leurs négociations commerciales, au moment même où l’accord d’investissement UE-Chine – dont rien n’indique par ailleurs qu’il soit souhaitable en l’état – est au point mort. Sur le plan géopolitique, l’Inde est vue comme un maillon essentiel d’une politique « indo-pacifique » dirigée contre la Chine. Une alliance qui dérange d’autant moins que la rhétorique haineuse dominante actuellement en Inde converge avec certaines dérives observables ici en matière de restriction des liberté publiques et d’imposition d’une grille de lecture ethno-confessionnelle occultant les inégalités sociales produites par le néolibéralisme. Le Monde en Commun a réalisé avec Dominique (le prénom a été changé pour ne pas compromettre l'accès aux sources sur place), spécialiste de l’Inde, un riche entretien en deux parties. La première traite des réalités socio-politiques actuelles de ce pays de 1,4 milliards d’habitants. La seconde aborde les enjeux géopolitiques au nom desquels « les occidentaux », prompts quand cela les arrange à s’afficher en défenseurs des droits humains, ferment les yeux sur les pans les plus graves de la politique de Modi.
Le Monde en Commun
Voici la seconde partie de l'entretien réalisé avec Dominique (le prénom a été changé), spécialiste de l'Inde et dans laquelle il aborde les enjeux géopolitiques au nom desquels « les occidentaux », prompts quand cela les arrange à s’afficher en défenseurs des droits humains, ferment les yeux sur les pans les plus graves de la politique de Modi.
Independant
L'ancien chef du Labour Jeremy Corbyn, a livré dans une tribune sur le site The Independant, sa vision pour le futur du parti travailliste, suite aux élections locales qui ont vu pour la première fois en plus de cinquante ans, un bastion travailliste dans le Nord-Est de l'Angleterre ravi par les conservateurs. Nous publions ici la traduction de l'article.
Le Monde en Commun
Le Sommet Social de l’Union européenne, qui a réuni les chefs d’État et de gouvernement à Porto les 7 et 8 mai dernier, était censé marquer un "tournant social" pour l'Union européenne, dans un contexte de profonde crise dans tout le continent. Il n’en est sorti que des mots creux et aucun engagement concret, visiblement la seule chose dont l’UE est capable en matière de social, alors même que la crise sanitaire nous montre plus que jamais l'innocuité des dogmes du marché et de la concurrence sur lesquels reposent ses politiques.