En Colombie, un débat télévisé devra avoir lieu

À quatre jours du second tour de la présidentielle, une décision de justice est tombée : un débat télévisé devra avoir lieu entre les deux candidats en lice. Rodolfo Hernández s’était jusqu’alors opposé à toute discussion avec Gustavo Petro.

Les prochaines heures seront cruciales dans la campagne présidentielle colombienne. Une décision de justice inattendue est venue troubler l’agenda de Gustavo Petro et de Rodolfo Hernández : saisie par un collectif de citoyens, elle a confirmé de la nécessité d’un débat télévisuel sous 48 heures. Une décision prise au nom de la confrontation nécessaire des idées et de la pleine information des électeurs. Ce débat devra avoir lieu sur la télévision publique.

C’est l’entêtement de Rodolfo Hernández qui est à l’origine d’une telle décision judiciaire du Tribunal supérieur de Bogota. Le candidat d’une droite extrême et libérale, surnommé ‘le Trump colombien’, avait toujours marqué son opposition à l’organisation d’un tel débat télévisé. Il estimait qu’un tel dispositif était une plateforme donnée à la haine et à la division. Petro a pris acte de la décision et une réponse de son opposant est attendue.

Le deuxième tour aura lieu ce dimanche alors que la gauche est en pleine dynamique. Le candidat de la coalition du Pacto Histórico progresse dans les sondages et est désormais placé en tête alors que Rodolfo Hernández enchaîne les déboires. Un débat de dernière minute, préparer hativement, pourrait compliquer encore plus sa fin de campagne.

« La Nupes, coalition de gauche issue de la volonté de Jean-Luc Mélenchon, a privé Emmanuel Macron de sa majorité à l’occasion des législatives. Désormais, c’est un autre combat qui commence pour faire échouer sa politique néolibérale au parlement. » David Broder offre son analyse sur la gauche française et son rôle clé dans la défaite de LREM aux législatives. Un article publié dans Tribune sous le titre original « Comment la gauche française a pris la majorité de Macron ».
« Dans la nuit d'avril où Emmanuel Macron remporte sa réélection, tout le monde remarque l'atmosphère étrange et feutrée qui semble l'entourer. » Hugh Schofield exprime l’échec que constitue ces élections pour le pouvoir en place dans cet article publié par la BBC sous le titre « Emmanuel Macron, un dirigeant coupé net dans sa lancée et très affaibli ».
« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».
Les acteurs du conflit qui frappe depuis plus de 7 années le sol yéménite se sont accordés sur une nouvelle extension du cessez-le-feu mis en œuvre en avril. L'espoir d'une sortie de la guerre par le dialogue est permis.
Le sommet des Amériques a ouvert ses portes en début de semaine jusqu'à vendredi. L'occasion de discussions bilatérales sur plusieurs thématiques dont la lutte contre les flux migratoires. Mais ce dialogue a des limites : les États-Unis se sont opposés à la venue de plusieurs pays.
« La gauche française a souffert. Elle a dans sa chair électorale les multiples doutes propres à une puissance qui continue d'exister, mais qui n'est plus l'empire d'autrefois. » Ces propos sont ceux d'Oriol Junqueras, leader indépendantiste de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) qui s'exprime dans un tribune de elDiario.es sur la Nupes. Ce texte a été publié sous le titre original « Une France de gauches ? Le défi de Mélenchon contre l'indigestion impériale. »
« La Colombie s’est rendue aux urnes il y a une semaine pour rejeter la politique d'extrême droite d'Iván Duque et d’Álvaro Uribe et pour affirmer que la population colombienne est beaucoup plus progressiste que ce que voudraient faire croire les politiciens actuels. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Luciana Cadahia, philosophe, et Tamara Ospina Posse, politologue, qui décryptent la percée de la gauche au cours de ces dernières années.

Abonnez-vous !

Vous pouvez vous inscrire et recevoir la newsletter du Monde en Commun.