Une grève inédite se prépare au Quai d’Orsay

Le décret avait été publié dans l’entre-deux-tours de la présidentielle : en application d’une réforme de la haute fonction publique, les deux corps historiques du ministère des Affaires étrangères devraient être progressivement supprimés. Une annonce soudaine, remise en cause par les diplomates qui s’inquiètent du devenir de la profession.

Une grève est en cours de préparation au sein des locaux du ministère des Affaires étrangères d’ici au début du mois de juin. Une réaction au démantèlement annoncé du renommé réseau de diplomates français. Ce démantèlement serait le résultat de la création d’un corps des administrateurs de l’État composé de hauts fonctionnaires amenés à travailler dans de multiples ministères tout au long de leur carrière. L’étincelle d’une mobilisation inédite dans ce qui deviendrait la deuxième grève en un siècle au sein de l’institution.

C’est que les réformes proposées se sont faites à marche forcée et en décalage avec les besoins sur le terrain. Alors que le réseau diplomatique est mis à contribution comme rarement avant, actualité internationale oblige, une filière d’excellence sera désormais mise en concurrence avec des hauts fonctionnaires issus d’autres milieux. Un tel système pourrait ainsi faciliter la nomination de figures politiques en lieu et place de diplomates de formation, au grand dam des nouveaux entrants dans la profession. Une politisation de l’administration déjà visible dans d’autres domaines. Ainsi, au sein de l’Éducation nationale, c’est le seuil de nomination des recteurs ne disposant pas d’habilitation à diriger des recherches qui avait été relevé en douce sous le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Peu de figures politiques s’étaient emparées du sujet avant le décret de l’entre-deux-tours à l’exception notable de Jean-Luc Mélenchon qui avait publiquement pris position contre cette disparition des corps diplomatiques. Dès mars il signait la pétition lancée par des agents du ministère pour attirer l’attention sur ce changement.

Pour les politiciens et les médias, la grande question semble être : sommes-nous techniquement en récession ou non ? Pour les millions de personnes en difficulté, la question est : quelle est la différence ? Nous publions la traduction de cet article écrit par Branko Marcetic pour le magazine socialiste américain Jacobin.
Nous publions ici les dernières notes de blog de Jean-Luc Mélenchon sur son voyage en Amérique latine, en français, et en espagnol en deuxième partie d’article. Publicamos aquí las últimas notas del blog de Jean-Luc Mélenchon sobre su viaje a América Latina, en francés, y en español en la segunda parte del artículo.
« La Nupes, coalition de gauche issue de la volonté de Jean-Luc Mélenchon, a privé Emmanuel Macron de sa majorité à l’occasion des législatives. Désormais, c’est un autre combat qui commence pour faire échouer sa politique néolibérale au parlement. » David Broder offre son analyse sur la gauche française et son rôle clé dans la défaite de LREM aux législatives. Un article publié dans Tribune sous le titre original « Comment la gauche française a pris la majorité de Macron ».
« Dans la nuit d'avril où Emmanuel Macron remporte sa réélection, tout le monde remarque l'atmosphère étrange et feutrée qui semble l'entourer. » Hugh Schofield exprime l’échec que constitue ces élections pour le pouvoir en place dans cet article publié par la BBC sous le titre « Emmanuel Macron, un dirigeant coupé net dans sa lancée et très affaibli ».
« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».
Les acteurs du conflit qui frappe depuis plus de 7 années le sol yéménite se sont accordés sur une nouvelle extension du cessez-le-feu mis en œuvre en avril. L'espoir d'une sortie de la guerre par le dialogue est permis.

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