Référendum : Un succès pour les luttes sociales à venir

Si le Frente Amplio a perdu face aux conservateurs dans le référendum organisé ce dimanche, les résultats ouvrent des perspectives d’union entre les divers mouvements de lutte dans la société.

Convoqués aux urnes dimanche 27 mars, les Uruguayens ont donc tranché : la Loi de considération urgente ne changera pas et ses 135 articles litigieux (sur 475) ne seront pas supprimés. La résultante d’un référendum serré – avec à peine un point, soit 20 000 voix, d’écart – qui a toutefois vu le « non » l’emporter. Ainsi, le « oui » obtient 48,8 % des voix contre 49,9 % pour le « non ». Le score élevé du « oui », défendu par le Frente Amplio et toute une série d’organisations syndicales et citoyennes dans le pays, reste malgré tout une mauvaise surprise pour les conservateurs au pouvoir. Si les sondages montraient une dynamique dans la campagne de l’opposition, le « non » était toujours largement en tête jusqu’à la semaine dernière. Malgré cela, le président libéral au pouvoir a perçu le scrutin comme un soutien clair à sa politique.

Pourtant, il y a de quoi l’inquiéter. Le résultat du référendum sonne en réalité comme un avertissement à Luis Lacalle Pou qui est arrivé au pouvoir il y a désormais deux ans. Si sa gestion de la crise sanitaire a été plutôt saluée, les électeurs ne sont pas prêts pour autant à lui donner un blanc-seing pour le reste de son mandat. La campagne électorale autour du référendum a également eu une influence inattendue sur l’organisation de l’opposition et est de bon augure pour les prochaines luttes sociales. Un rapprochement inespéré entre le Frente Amplio, structure politique jugée distante, et toute une série d’organisations militantes impliquées au quotidien, a eu lieu au cours de la campagne. Cette cristallisation d’une opposition unie sur l’ensemble des terrains est d’autant plus importante que les prochaines échéances électorales ont lieu en 2024. Un rapprochement qui rappelle furieusement l’union qui avait porté pour la première fois la gauche au pouvoir en 2005.

« La Nupes, coalition de gauche issue de la volonté de Jean-Luc Mélenchon, a privé Emmanuel Macron de sa majorité à l’occasion des législatives. Désormais, c’est un autre combat qui commence pour faire échouer sa politique néolibérale au parlement. » David Broder offre son analyse sur la gauche française et son rôle clé dans la défaite de LREM aux législatives. Un article publié dans Tribune sous le titre original « Comment la gauche française a pris la majorité de Macron ».
« Dans la nuit d'avril où Emmanuel Macron remporte sa réélection, tout le monde remarque l'atmosphère étrange et feutrée qui semble l'entourer. » Hugh Schofield exprime l’échec que constitue ces élections pour le pouvoir en place dans cet article publié par la BBC sous le titre « Emmanuel Macron, un dirigeant coupé net dans sa lancée et très affaibli ».
« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».
Les acteurs du conflit qui frappe depuis plus de 7 années le sol yéménite se sont accordés sur une nouvelle extension du cessez-le-feu mis en œuvre en avril. L'espoir d'une sortie de la guerre par le dialogue est permis.
Le sommet des Amériques a ouvert ses portes en début de semaine jusqu'à vendredi. L'occasion de discussions bilatérales sur plusieurs thématiques dont la lutte contre les flux migratoires. Mais ce dialogue a des limites : les États-Unis se sont opposés à la venue de plusieurs pays.
« La gauche française a souffert. Elle a dans sa chair électorale les multiples doutes propres à une puissance qui continue d'exister, mais qui n'est plus l'empire d'autrefois. » Ces propos sont ceux d'Oriol Junqueras, leader indépendantiste de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) qui s'exprime dans un tribune de elDiario.es sur la Nupes. Ce texte a été publié sous le titre original « Une France de gauches ? Le défi de Mélenchon contre l'indigestion impériale. »

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