La réalisatrice franco-marocaine Dalila Ennadre est morte

La réalisatrice franco-marocaine Dalila Ennadre, 53 ans, est morte le jeudi 14 mai après une longue maladie. Elle avait consacré son travail à valoriser, montrer et défendre les femmes marocaines, les plus pauvres. Réalisatrice de talent, plusieurs fois récompensée, elle rejoint le panthéon universel des féministes.

« Depuis plus de deux ans, elle se battait. Même très malade, elle a continué à faire ce qu’elle aimait le plus », s’est confié au Courrier de l’Atlas Samir Abdallah, lui-même cinéaste, auteur notamment du très remarqué Gaza-Strophe. 

Dalila Ennadre finissait d’achever « Jean Genet, notre père des fleurs ». Un documentaire tourné au Maroc, dans la ville de Larrache où repose l’écrivain français. 

« L’immense majorité de ses films a été tournée au Maroc. Elle donnait toujours la parole aux pauvres, aux gens de peu », continue Samir. 

Dalila Ennadre avait un sujet de prédilection : les femmes du Maroc. « Non pas les citadines chics et émancipées. Les autres, les oubliées. Les laissées-pour-compte. Celles, qui abandonnées par leur mari, nourrissent leurs enfants avec du pain dur trempé dans le thé. Celles qui triment du soir au matin pour un salaire de misère. Celles qui ne savent ni lire, ni écrire. Celles qui n’ont rien d’autre que la rage de s’en sortir. Ces femmes-là, pour elle ce sont des héroïnes », remarquait en 2009 nos collègues de Badelmed. 

Pourquoi les femmes ? « C’est certainement ma façon de rendre hommage à ma mère et puis la femme c’est la plaque tournante de la vie. Quand je montre des femmes, je parle fatalement des hommes, des enfants et donc la famille », expliquait alors Dalila Ennadre. 

Née à Casablanca, Dalila Ennadre est arrivée bébé en région parisienne. Elle grandit à Saint-Denis, puis à La Courneuve (93). A 16 ans, elle arrête ses études puis décide de voyager. Un périple de dix ans qui l’emmène en Guyane, en Allemagne, au Maroc et au Québec. Une période où elle étudie le cinéma en autodidacte. En parallèle, elle travaille comme chargée de production sur des séries TV ou des films de commande pour des institutions. 

En 1987, elle signe son premier film. « Par la grâce d’Allah », puissant documentaire sur un meunier marocain. Cinéaste multiprimée, elle ne s’arrêtera plus. 

Lire la suite sur le Courrier de l’Atlas. Article de Nadir Dendoune.

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