La difficile conservation des derniers tigres de Malaisie

Alors que l’on estime à 3 000 le nombre de tigres de Malaisie dans les années 50, le chiffre est désormais tombé sous la barre des 150 spécimens. Une sérieuse alerte pour la survie de l’espèce. Mais la lutte pour sa protection se heurte au manque de volonté politique pour les protéger.

Le tigre de Malaisie est l’une des cinq sous-espèces du tigre encore visibles dans le monde. Pourtant il est confronté à un risque sérieux d’extinction avec toujours moins de spécimens sauvages encore préservés. Si cette problématique de baisse de la population n’est pas propre à cette sous-espèce (dans les années 2010 il ne restait plus que 3 200 tigres à l’état sauvage), la situation est suffisamment alarmante en Malaisie pour que les ONG s’en saisissent.

La politique de préservation de l’espèce a été moins ambitieuse en Asie du Sud-Est qu’en Inde ou au Népal. Dans le pays, le nombre de spécimens n’a cessé de chuter malgré l’implication de l’armée et la création de gardes forestiers dédiés. En réalité, les moyens déployés ne suffisent pas à endiguer cette baisse. Si un plan visant à augmenter leur nombre a été lancé il y a 13 ans, les résultats attendus n’ont pas été atteint. Pire, le nombre de tigres n’a cessé de diminuer sur la période.

Les origines de cette baisse sont pourtant connues. Le braconnage fait des ravages dans le pays avec un commerce de la fourrure du félin. Par ailleurs, l’animal subit les effets de la disparition de son alimentation. Le sambar, cervidé asiatique, est également la victime ces pratiques. L’ampleur du phénomène s’est largement diminuée pendant la pandémie, avec une baisse de la demande issue de l’étranger, notamment de Chine.

Plus insidieusement, la destruction de l’habitat du tigre et de l’écosystème lié à ses forêts précipite sa disparition. De nombreux hectares sont régulièrement rasés pour y implanter de la monoculture, principalement de palmier à huile. Ce dernier phénomène est connu mais exerce souvent une pression économique sur les autorités locales qui sont moins enclines à réagir. Quelques poches de biodiversité ont été créées afin de préserver l’espèce, mais celles-ci sont souvent trop petites, coupées par des routes ou des zones urbaines qui ne facilitent pas la reproduction entre spécimens.

Les alertes répétées par des associations environnementales sur le risque de perdre l’ensemble des tigres a permis un début de réaction à l’échelle nationale. La réaction reste timide mais elle pourrait permettre d’amorcer un tournant pour le tigre de Malaisie, mais qui pourrait aussi arriver trop tard : avec la relance économique liée à la fin de la pandémie, c’est tout le marché du braconnage qui reprend vie.

Bien que toutes les voies n’aient pas encore été comptées, il est maintenant presque certain que le parti d’extrême-droite suédois, Les Démocrates de Suède, parti fondé à la fin des années 1980 par des groupes néo-nazis, participe à un gouvernement de coalition avec les libéraux et chrétiens démocrates dans une alliance inédite. L’alliance des droites, phénomène qui semble devenir la norme partout en Europe. La Suède, jusqu’ici épargnée par la montée du fascisme et prétendument ouverte, connait à son tour un franchissement de seuil gravissime de l’extrême-droite dans les urnes, après des années de gouvernement sociaux-démocrates. L’ombre du fascisme grignote…
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« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».

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