2020 : la colonisation de la Palestine s’accélère

L’accord de gouvernement Netanyahu-Gantz envisage de lancer le processus d’annexion d’un tiers de la Cisjordanie le 1er juillet prochain. Washington a quasiment accordé son feu vert à ce projet. La France et l’Union européenne haussent le ton contre Israël mais sans savoir, encore, comment réagir.

Tout semble s’accélérer au Proche-Orient. Lundi soir le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son ex-grand rival électoral, l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne Benny Gantz se sont entendu pour siéger ensemble dans un « gouvernement d’urgence » de lutte contre le coronavirus. Ce nouveau gouvernement doit être installé d’ici le 3 mai. Outre l’épidémie et ses conséquences, l’accord fixe une seconde priorité avec l’annexion d’une partie de la Cisjordanie. Israël pourra ainsi lancer ce processus que Netanyahu qualifie « d’exercice de souveraineté » qui pourra être déposée dès le 1er juillet prochain en coordination avec les Etats-Unis.

Une décision qui revient à Israël.

Tout est parti du « plan de paix » pour la région révélé par Donald Trump le 28 janvier dernier. Il prévoit qu’Israël annexe la vallée du Jourdain et les colonies juives situées en Cisjordanie, soit 30 % de ce territoire occupé depuis 1967. Mercredi soir, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que « les Israéliens prendront ces décisions en dernier ressort, c’est une décision qui revient à Israël ». Ce feu quasi vert de Washington a réveillé les diplomaties palestinienne et européennes. 

Ainsi, Mahmoud Abbas a-t-il réagi mardi à ce calendrier. Le président palestinien affirme avoir « prévenu les différentes parties, y compris les gouvernements américain et israélien. Nous ne resterons pas les bras ballants si Israël annonce l’annexion d’une quelconque partie de notre terre. Nous considérerons alors que les accords conclus entre nous et ces deux pays sont nuls et non avenus. » Ce n’est pas la première fois que Mahmoud Abbas envisage de rompre les accords sécuritaires et économiques conclus avec Israël dans le cadre du processus de paix initié à Oslo. À de multiples reprises, il a brandi cette menace sans jamais passer à l’acte. 

« La Nupes, coalition de gauche issue de la volonté de Jean-Luc Mélenchon, a privé Emmanuel Macron de sa majorité à l’occasion des législatives. Désormais, c’est un autre combat qui commence pour faire échouer sa politique néolibérale au parlement. » David Broder offre son analyse sur la gauche française et son rôle clé dans la défaite de LREM aux législatives. Un article publié dans Tribune sous le titre original « Comment la gauche française a pris la majorité de Macron ».
« Dans la nuit d'avril où Emmanuel Macron remporte sa réélection, tout le monde remarque l'atmosphère étrange et feutrée qui semble l'entourer. » Hugh Schofield exprime l’échec que constitue ces élections pour le pouvoir en place dans cet article publié par la BBC sous le titre « Emmanuel Macron, un dirigeant coupé net dans sa lancée et très affaibli ».
« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».
Les acteurs du conflit qui frappe depuis plus de 7 années le sol yéménite se sont accordés sur une nouvelle extension du cessez-le-feu mis en œuvre en avril. L'espoir d'une sortie de la guerre par le dialogue est permis.
Le sommet des Amériques a ouvert ses portes en début de semaine jusqu'à vendredi. L'occasion de discussions bilatérales sur plusieurs thématiques dont la lutte contre les flux migratoires. Mais ce dialogue a des limites : les États-Unis se sont opposés à la venue de plusieurs pays.
« La gauche française a souffert. Elle a dans sa chair électorale les multiples doutes propres à une puissance qui continue d'exister, mais qui n'est plus l'empire d'autrefois. » Ces propos sont ceux d'Oriol Junqueras, leader indépendantiste de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) qui s'exprime dans un tribune de elDiario.es sur la Nupes. Ce texte a été publié sous le titre original « Une France de gauches ? Le défi de Mélenchon contre l'indigestion impériale. »

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