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En temps de coronavirus

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Sous le masque du Coronavirus

Les épidémies sont de vieilles compagnes de l’Histoire humaine. Elles ont toutes été le résultat de la mondialisation, c’est-à-dire du fait que, si loin que l’on remonte dans le temps, les êtres humains se sont toujours déplacés et ils ont donc transporté avec eux d’un endroit vers l’autre les microbes auxquels ils avaient eux-mêmes survécu. On connaît le terrible impact des maladies transportées par les conquistadors sur le monde des Indiens d’Amérique. Il explique aussi comment les populations nomades de tous les continents ont pu être exterminées par les sédentaires survivants des maladies qu’ils avaient contractées.

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Vaccins : le grand gâchis se poursuit

L'accès aux vaccins contre le Covid-19 n'est toujours pas assuré pour tous. De nombreux pays, particulièrement en Afrique, doivent affronter des difficultés d'approvisionnement. En parallèle, les pays riches jettent à gogo des doses expirées.

436 800 doses d’AstraZeneca jetées dans huit jours, 890 000 doses de Pfizer et Moderna un mois plus tard, c’est le relevé qu’a fait Le Soir en Belgique en ce début de semaine. Le Parisien annonçait de son côté 3,6 millions de doses à jeter en France et 1,1 million au Danemark au cours des mois à venir. 1,3 millions en Australie, 2 en Espagne, 5 au Royaume-Uni. Aux États-Unis, depuis le début de la campagne de vaccination, ce sont près de 65 millions de doses qui ont dues être jetées pour diverses raisons.

Pourtant, certaines régions du monde expriment toujours des difficultés à obtenir les précieux vaccins. Les plateformes « solidaires » de mise en relation entre pays aisés et pauvres regorgent souvent de vaccins malfamés, stigmatisés comme ceux d’AstraZeneca (au point d’en changer le nom à Vaxzevria), une réputation qui les suit également à l’étranger. Certains de ces vaccins ont également perdu en efficacité à l’ère de variant Omicron. Par ailleurs, les pays pauvres ne disposent pas de l’infrastructure pour prendre correctement en charge un nombre important de doses simultanément.

Plus cynique encore, le Nigeria a été contraint de jeter à la poubelle 1 millions de doses, car elles ont été livrées avec des dates de péremption trop proches. Les pays européens préfèrent ainsi attendre à ce que la demande soit correctement résorbée avant d’envisager des transferts de doses à l’international. La situation est telle que Covax s’est fendu d’un long communiqué vendredi 20 mai pour alerter sur la prévalence des besoins dans certaines régions de monde. La structure note que les pays donateurs n’ont pas respecté leurs engagements de livraison en 2021 et que les dons sont insuffisants pour permettre une vaccination rapide de l’ensemble de la population mondiale.

L’Espagne a déjà répondu positivement à cette alerte en offrant 4 millions de doses de Johnson & Johnson au Nigeria. Un geste tardif et qui ne répond pas au fond du problème : le maintien des brevets. Pourtant, de nombreux appels ont émaillé l’année 2021 pour des levées temporaires de brevets. La Bolivie mais également le Parlement européen ont fait des appels en ce sens. Oxfam et Jean-Luc Mélenchon ont également porté cette revendication sur la scène publique. L’Union africaine avait également tenté d’aborder le sujet en sommet avec l’Union européenne il y a deux mois, sans succès.

Les pays européens ont ainsi préféré parler de partenariats et d’investissements à long terme sur le sol africain pour créer des chaînes de productions. Une logique qui ne répond pas dans l’immédiat à la réalité de la crise sanitaire que traverse le continent. Par ailleurs, les pays européens ont un talent certain pour retomber dans les mêmes travers que ces derniers mois. Face aux annonces de diffusion de la variole du singe, le généreux donateur espagnol a déjà prévu d’acheter plusieurs milliers de doses afin de se parer à toutes les éventualités. Le début d’un nouvel accaparement ?

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