Julian Assange

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Jeffrey Sterling est un ancien agent de la CIA, lanceur d'alerte, et diplômé de la faculté de droit de l'université de Washington. Il a exprimé ses doutes quant au respect des protocoles de sécurité lors de l'opération Merlin contre l'Iran. Ses propos n'ont pas été suivis d'effets et il a été poursuivi par la CIA. Au regard de son expérience, Sterling énonce les risques auxquels Julian Assange serait confronté s'il était extradé. Une interview intéressante pour penser la question des lanceurs d'alerte.
Le lundi 4 janvier 2021, le tribunal britannique a décidé que Julian Assange ne serait pas extradé vers les États-Unis, où il est actuellement inculpé pour espionnage. Il encourt une peine de 175 ans de prison. Il est actuellement incarcéré à la prison de haute sécurité de Belmarsh. Sa demande de libération sous caution sera quant à elle examinée le 6 janvier 2021. Dans cette période cruciale pour ce lanceur d'alerte, Le Monde en Commun revient sur les différentes étapes de ce cas de lawfare.
Dans un long article, Fidel Narváez revient sur les journées d'audience concernant l'extradition possible de Julian Assange vers les Etats-Unis. Au programme : rien ne s'est passé comme auraient dû se dérouler des audiences normales. Impossibilité d'écouter, couacs dans les retransmissions, l'institution judiciaire continue à saper la défense de Julain Assange. Où cette folie s'arrêtera-t-elle ?
Le 14 août 2020, des observateurs et avocats ont adressé une lettre à Boris Johnson, Premier ministre britannique, au ministre de l'Intérieur Priti Patel et au Lord chancelier et secrétaire d'État à la Justice, Robert Buckland. Il s'agit d'une démonstration méthodique, fondée sur des textes juridiques et convention de la dimension illégale et arbitraire de sa détention.
Des avocats et observateurs ont adressé un courrier à Boris Johnson et aux ministres britanniques rappelant que Julian Assange doit avoir le "droit à un procès équitable", "une pierre angulaire de la démocratie et de l'État de droit". Cette lettre est soutenue par des signataires collectifs et des personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou encore Jeremy Corbyn.
Lundi 7 septembre, les auditions en vue de l’extradition du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, vers les Etats-Unis reprenaient au Royaume-Uni pour trois semaines au moins. La Fédération internationale des journalistes dénonce une fois encore un acharnement judiciaire et politique insoutenable.

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