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« L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu », déclara le moraliste et écrivain La Rochefoucauld, une vérité du XVIIe siècle qui s’applique à l’heure actuelle en politique américaine. Je fais référence aux manœuvres tactiques menées par le président Biden le mois dernier, quand il a balayé les frondeurs progressistes du Parti démocrate tout en leurrant les participants écologistes de la COP26. Non pas que Biden ait l’habitude de citer les belles phrases de grands intellectuels français, ou qu’il y ait derrière son allure de gars ordinaire un esprit nourri de philosophie et de réflexion. Des millions de personnes ont vu sur Internet l’image de Biden, les yeux fermés, apparemment endormi dans son fauteuil à Glasgow; beaucoup, sans doute, s’en sont gaussés, se disant que cette mini-sieste symbolisait parfaitement les difficultés du président pour arriver à ses fins. Nous partageons ici la chronique de John R. MacArthur publié sur le site Le Devoir.
A l'arrivée à Mexico, des affiches dans la ville indiquent qu'il faut aller participer à la Consultation populaire. Le journal « La Jornada » décrit une controverse avec l'Institut National Electoral (INE) qui gère toutes les opérations liées au vote ici au Mexique. Il y a des griefs sur le manque de promotion et de soutien pour favoriser la participation de la part de l'organisme officiel INE, qui est toujours aux mains de la droite.
Les étudiants, journalistes, membres des mouvements citoyens et politiques présents à la conférence de Jean-Luc Mélenchon à l’université de Ouagadougou nous ont dit avoir ressentis qu’il ne s’agissait pas d’un énième discours sans lendemain « d’un politicien français ». La conférence de Jean-Luc Mélenchon, autre voix de la France en Afrique, a été plus qu’un discours. Elle a aussi été une rencontre, dans la continuité de celles effectuées pendant les 3 jours ayant précédé l’épilogue de ce déplacement. En témoigne l’intense séance de questions auxquelles le président du groupe parlementaire de la France Insoumise a répondu sans langue de bois pendant une heure. L’inverse de la conférence de Macron dans le même lieu en 2017, qui avait vu les étudiants bloqués et gazés à l’extérieur de l’université par des rangées de CRS, et les questions soigneusement sélectionnées à l’avance.
L'analyste international Marcelo Brignoni analyse les événements récents au Venezuela, au Nicaragua, en Haïti et à Cuba, et soutient que l'Amérique latine est géopolitiquement obligée, si elle veut préserver ou étendre ses démocraties, d'envisager des relations étrangères multipolaires autonomes, loin de l'obéissance aux États-Unis et de l'alignement sur l'OEA.
L'hispano-péruvien et prix Nobel de littérature 2010 Mario Vargas Llosa, a, en une dizaine d'années, radicalement changé d'avis sur Keiko Fujimori, la fille d'Alberto Fujimori, l'ancien président du Pérou contre qui l'écrivain avait fait campagne en 1990. Après sa défaite et celle de l'aristocratie face à l'extrême droite incarnée par Fujimori, Vargas Llosa, alors exilé en Espagne, avait toujours gardé une rancune particulière à l'égard de son concurrent puis de sa fille Keiko Fujimori, candidate en 2011 et que l'écrivain avait farouchement combattu. Celle qu'il présentait à l'époque comme "une catastrophe pour le Pérou", serait "un moindre mal" en 2021 face à Pedro Castillo, candidat de la gauche radicale. De communiste à libéral, Vargas Llosa a opéré un glissement, en dix ans, "du néolibéralisme au néofascisme", qui en réalité en dit long sur l'époque, celle du déclin du libéralisme politique qui déploie pour conserver son projet déjà mort toute sa force et toute sa violence. Nous avons traduit en français un article issu du site Cuba Debate qui explique bien de quoi Vargas Llosa est le symptôme... celui d'un monde qui tarde à mourir.
Le Sommet Social de l’Union européenne, qui a réuni les chefs d’État et de gouvernement à Porto les 7 et 8 mai dernier, était censé marquer un "tournant social" pour l'Union européenne, dans un contexte de profonde crise dans tout le continent. Il n’en est sorti que des mots creux et aucun engagement concret, visiblement la seule chose dont l’UE est capable en matière de social, alors même que la crise sanitaire nous montre plus que jamais l'innocuité des dogmes du marché et de la concurrence sur lesquels reposent ses politiques.
Le 21 avril dernier, l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles publiait une tribune signée par d’anciens généraux à la retraite. Une lettre ouverte au gouvernement dans laquelle ils justifient explicitement la menace d’une intervention armée dans une « guerre civile » contre les « hordes de banlieue ». Le Rassemblement national les a immédiatement soutenus et encouragés. En novembre 2020 en Espagne, 73 commandants de l’armée à la retraite ont signé une lettre au roi, le mettant en garde contre la « détérioration » de l’Espagne et « le gouvernement social-communiste qui assure la décomposition de l’unité nationale ». Une tribune dans laquelle ils avaient ouvertement assumé le discours et la terminologie utilisés par le parti d’extrême droite Vox. Nous vous proposons une analyse d’un fait politique : après les expériences désastreuses aux Etats-Unis (Trump), au Brésil (Bolsonaro), en Inde (Modi), l’Europe est menacée.

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