Violences et racisme

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Une femme violée par 20 hommes le 31 décembre 2020 et depuis, il n'y a pas de réaction. Les Soudanaises s'organisent pour dénoncer les violences sexuelles, les féminicides qu'elles subissent. Avec un hasthag (#itsnotokay), pour libérer la parole à propos des crimes sexuels et des rassemblements. Une omerta qui se brise dans un pays où le viol n'est toujours pas reconnu comme un crime à part entière voire qu'il est perçu comme un déshonneur par les familles de la victime.
Loin d'être utopique ou laxiste, le mouvement mondial pour désarmer la police (appelé aux États-Unis, "defund the police", "moins d'argent public pour la police"), s'appuie sur des expériences réussies. Ainsi, l'auteur de cet article, Yasmeen Serhan, journaliste à The Atlantic, décrit 3 étapes pour lutter contre les violences policières : réorganiser la police avec plus de policiers et moins d'armes, donc plus de relations avec les citoyens ; former les policiers à résoudre les conflits sans violence et contrôler de façon indépendante les policiers. Une doctrine qui pourrait parfaitement s'appliquer en France !
Le premier meeting de retour de confinement de Donald Trump fut totalement râté. Bien fait pour lui. En choisissant Tulsa pour y réunir ses partisans parmi les plus réactionnaires et racistes, Trump insultait la mémoire des Afro-américains massacrés par des Suprémacistes blancs. François Colcanap navigue entre les mots pour faire ressurgir la mémoire des opprimés. L’histoire est un combat.
Des statues déboulonnées au rejet des statistiques ethniques, les États-Unis disent qu'ils ne veulent plus d'une organisation raciale, communautaire ou ethnique de leur société. "La Rue" comme l'appelle François Colcanap ne s'arrêtera pas avant d'avoir refondé le contrat social, un contrat qui doit être antiraciste.
Le Monde diplomatique nous offre des occasions rares ailleurs d'apprendre et de comprendre, parfois de changer de regard. Dans cet article de Matthieu Renault, on découvre Cyril Lionel Robert James, originaire de l’île de la Trinité, et son engagement anticolonial. Il illustre parfaitement la convergence des luttes sociales et des luttes antiracistes.
L'univers sportif n'est pas qu'un business. Il est lié au peuple, à ses remous, ses colères comme ses espérances, dans une relation souvent passionnelle. Partant de l'histoire pleine de dignité de Collin Kaepernick, François Colcanap, nous raconte comment la "rue" transforme les institutions les unes après les autres.
Martin Luther King Jr. est connu dans le monde pour avoir reçu le Prix Nobel de la Paix en 1964 pour son combat contre la ségrégation aux États-Unis, en utilisant la méthode de la résistance non violente. La résistance non violente promeut les manifestations, la désobéissance civile, le refus de coopération politique ou économique et le tout sans recourir à la violence. La réponse des pouvoirs établis est toujours la même : force et violence.
C'était en Mai 2000, dans le Monde diplomatique : Pierre Bourdieu, professeur au Collège de France et Loïc Wacquant, Professeur à l’université de Californie, Berkeley, et à la New School for Social Research, New York, analysaient l'idéologie qui se cache derrière les mots "multiculturalisme", "mondialisation", "minorités". Une autre histoire de l'emprise culturelle américaine...
Pour François Colcanap, la rue est en train de prendre le contrôle. Lâché par les politiques, voire trahi, le peuple américain qui descend dans les rues, se refonde : démocratie, égalité, solidarité sont ses mots d'ordre. Les damnés américains veulent changer de bases et l'establishment tremble.

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