Un tiers des européens pensent que la corruption a augmenté dans leur pays

C’est ce que révèle l’étude annuelle de Transparency International, ONG allemande ayant pour vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiales. Publiée le 15 juin 2021, l’enquête indique que la pandémie a alimenté le sentiment de corruption des citoyens de l’Union européenne, où six personnes sur dix pensent que leur gouvernement n’a pas géré la crise de manière transparente. 

Plus de 40 000 habitants issus des 27 pays de l’Union européenne ont répondu à ce Baromètre européen de la corruption, réalisé entre octobre et décembre 2020. Et près des deux tiers des citoyens de l’UE pensent que la corruption gouvernementale est un problème dans leur pays, et un tiers pense que la corruption a augmenté.

Qu’il s’agisse de la perception de la corruption des gouvernements et de l’impunité pour les actes répréhensibles, ou de l’utilisation de relations personnelles pour accéder aux services publics, les résultats remettent en question l’image d’intégrité de l’UE.

Le business et la politique s’entremêlent 

Plus de la moitié des personnes interrogées pensent que leur gouvernement est dirigé par des intérêts privés, que les entreprises utilisent couramment des pots de vin ou des relations pour obtenir des contrats publics rentables et qu’elles évitent souvent de payer leurs impôts. 

Les citoyens de l’Union européenne examinent de plus en plus attentivement les relations étroites entre les entreprises et les gouvernements. Lorsque les liens entre les décideurs politiques et le monde des affaires ne sont pas clairs, les politiques et les réglementations risquent d’être élaborées en faveur d’intérêts privés étroits plutôt que pour le bien commun : « Nous avons constaté que moins d’un tiers des personnes (30 %) pensent que leur gouvernement tient compte de leur avis lorsqu’il prend des décisions. »

Le rapport indique également que près des deux tiers des citoyens de l’UE pensent que la corruption gouvernementale esty un problème dans leur pays : « Cette situation est aggravée par un sentiment d’impunité très répandu, puisque seuls 21 % des citoyens pensent que les fonctionnaires sont souvent sanctionnés de manière appropriée en cas de corruption. »

La pandémie alimente le virus européen de la corruption

Un ressenti qui pèse notamment sur les services de santé, en période de pandémie : « Seuls 40% des Européens pensent que leur gouvernement a géré la pandémie d’une manière transparente et responsable. Par ailleurs, 6% des personnes interrogées ont payé un pot-de-vin pour accéder aux services de santé et 29% d’entre elles se sont appuyées sur des relations personnelles pour obtenir un soin », précise le rapport. 

Le rapport exhorte les gouvernements de l’UE à « redoubler d’efforts pour garantir une sortie juste et équitable de la pandémie en cours ».

Les 24 et 25 septembre 2022, une délégation insoumise s'est rendue à Naples pour soutenir l'Unione Popolare dans les élections générales. Ce que "l'Union Populaire" italienne représente dans le pays est embryonnaire, dans un paysage politique où des années de compromission de la gauche traditionnelle avec les forces libérales et néolibérales ont fini de piétiner la construction d'une gauche de rupture. Filip Ristic, membre de la délégation insoumise, nous livre le récit de ce week-end à Naples, où il était important de nous rendre afin d'exprimer notre solidarité.
Bien que toutes les voies n’aient pas encore été comptées, il est maintenant presque certain que le parti d’extrême-droite suédois, Les Démocrates de Suède, parti fondé à la fin des années 1980 par des groupes néo-nazis, participe à un gouvernement de coalition avec les libéraux et chrétiens démocrates dans une alliance inédite. L’alliance des droites, phénomène qui semble devenir la norme partout en Europe. La Suède, jusqu’ici épargnée par la montée du fascisme et prétendument ouverte, connait à son tour un franchissement de seuil gravissime de l’extrême-droite dans les urnes, après des années de gouvernement sociaux-démocrates. L’ombre du fascisme grignote…
Le résultat du référendum pour une nouvelle constitution au Chili a mis en évidence que les 38% de l'Apruebo n'ont pas dépassé le nombre de soutiens que la gauche de l'élite dirigeante avait déjà obtenus lors de l'élection présidentielle. Par conséquent, dans un cadre de vote obligatoire, le 62% du Rechazo ne peut provenir que de deux sources :
Pour les politiciens et les médias, la grande question semble être : sommes-nous techniquement en récession ou non ? Pour les millions de personnes en difficulté, la question est : quelle est la différence ? Nous publions la traduction de cet article écrit par Branko Marcetic pour le magazine socialiste américain Jacobin.
Nous publions ici les dernières notes de blog de Jean-Luc Mélenchon sur son voyage en Amérique latine, en français, et en espagnol en deuxième partie d’article. Publicamos aquí las últimas notas del blog de Jean-Luc Mélenchon sobre su viaje a América Latina, en francés, y en español en la segunda parte del artículo.
« La Nupes, coalition de gauche issue de la volonté de Jean-Luc Mélenchon, a privé Emmanuel Macron de sa majorité à l’occasion des législatives. Désormais, c’est un autre combat qui commence pour faire échouer sa politique néolibérale au parlement. » David Broder offre son analyse sur la gauche française et son rôle clé dans la défaite de LREM aux législatives. Un article publié dans Tribune sous le titre original « Comment la gauche française a pris la majorité de Macron ».
« Dans la nuit d'avril où Emmanuel Macron remporte sa réélection, tout le monde remarque l'atmosphère étrange et feutrée qui semble l'entourer. » Hugh Schofield exprime l’échec que constitue ces élections pour le pouvoir en place dans cet article publié par la BBC sous le titre « Emmanuel Macron, un dirigeant coupé net dans sa lancée et très affaibli ».
« Le gouvernement français, centriste, tente désespérément d'éviter la paralysie politique après avoir perdu sa majorité à l'Assemblée nationale. » Ce constat, c’est celui de Paul Kirby au lendemain des résultats du deuxième tour des législatives. Écrivant pour la BBC, il estime que c’est l’incertitude qui domine les résultats. L’article a été publié sous le titre original « Élections en France : incertitude politique suite à l’effondrement du parti de Macron ».
Les autorités britannique ont décidé d'accepter la demande d'extradition émise par les États-Unis et visant Julian Assange. Une décision qui ne surprend pas, le Royaume-Uni ne souhaitant pas affecter ses bonnes relations outre-Atlantique.
« Macron est resté concentré sur l'extrême droite pendant une bonne partie de son mandat. Il a, à chaque occasion, cherché à en neutraliser la menace. D’un côté il a priorisé certains des thèmes de prédilection de l’extrême droite. De l’autre, il s’est présenté comme le seul rempart possible contre elle. » Cole Strangler offre ici son analyse sur le second tour des législatives françaises qui aura lieu ce dimanche. Son article a été publié dans le New York Times, nous vous en proposons la traduction.
« Jean-Luc Mélenchon est une figure de la gauche radicale française. Il est à la tête d’une alliance qui vise à empêcher Macron de contrôler son gouvernement. » Nous vous proposons la traduction de cet article de Paul Kirby, publié par la BBC, qui récapitule la position de la NUPES et son ambition à ces législatives. Il a été publié sous le titre « Élections en France : qui est Mélenchon et que défend la NUPES ? ».

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