Cet article fait partie du dossier En temps de pandémie

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Sous le masque du Coronavirus

Les épidémies sont de vieilles compagnes de l’Histoire humaine. Elles ont toutes été le résultat de la mondialisation, c’est-à-dire du fait que, si loin que l’on remonte dans le temps, les êtres humains se sont toujours déplacés et ils ont donc transporté avec eux d’un endroit vers l’autre les microbes auxquels ils avaient eux-mêmes survécu. On connaît le terrible impact des maladies transportées par les conquistadors sur le monde des Indiens d’Amérique. Il explique aussi comment les populations nomades de tous les continents ont pu être exterminées par les sédentaires survivants des maladies qu’ils avaient contractées.

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Un tiers des européens pensent que la corruption a augmenté dans leur pays

C’est ce que révèle l’étude annuelle de Transparency International, ONG allemande ayant pour vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiales. Publiée le 15 juin 2021, l’enquête indique que la pandémie a alimenté le sentiment de corruption des citoyens de l’Union européenne, où six personnes sur dix pensent que leur gouvernement n’a pas géré la crise de manière transparente. 

Plus de 40 000 habitants issus des 27 pays de l’Union européenne ont répondu à ce Baromètre européen de la corruption, réalisé entre octobre et décembre 2020. Et près des deux tiers des citoyens de l’UE pensent que la corruption gouvernementale est un problème dans leur pays, et un tiers pense que la corruption a augmenté.

Qu’il s’agisse de la perception de la corruption des gouvernements et de l’impunité pour les actes répréhensibles, ou de l’utilisation de relations personnelles pour accéder aux services publics, les résultats remettent en question l’image d’intégrité de l’UE.

Le business et la politique s’entremêlent 

Plus de la moitié des personnes interrogées pensent que leur gouvernement est dirigé par des intérêts privés, que les entreprises utilisent couramment des pots de vin ou des relations pour obtenir des contrats publics rentables et qu’elles évitent souvent de payer leurs impôts. 

Les citoyens de l’Union européenne examinent de plus en plus attentivement les relations étroites entre les entreprises et les gouvernements. Lorsque les liens entre les décideurs politiques et le monde des affaires ne sont pas clairs, les politiques et les réglementations risquent d’être élaborées en faveur d’intérêts privés étroits plutôt que pour le bien commun : « Nous avons constaté que moins d’un tiers des personnes (30 %) pensent que leur gouvernement tient compte de leur avis lorsqu’il prend des décisions. »

Le rapport indique également que près des deux tiers des citoyens de l’UE pensent que la corruption gouvernementale esty un problème dans leur pays : « Cette situation est aggravée par un sentiment d’impunité très répandu, puisque seuls 21 % des citoyens pensent que les fonctionnaires sont souvent sanctionnés de manière appropriée en cas de corruption. »

La pandémie alimente le virus européen de la corruption

Un ressenti qui pèse notamment sur les services de santé, en période de pandémie : « Seuls 40% des Européens pensent que leur gouvernement a géré la pandémie d’une manière transparente et responsable. Par ailleurs, 6% des personnes interrogées ont payé un pot-de-vin pour accéder aux services de santé et 29% d’entre elles se sont appuyées sur des relations personnelles pour obtenir un soin », précise le rapport. 

Le rapport exhorte les gouvernements de l’UE à « redoubler d’efforts pour garantir une sortie juste et équitable de la pandémie en cours ».

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