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En temps de coronavirus

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe, merci de nous adresser un mail à contact@linternationale.fr 

Sous le masque du Coronavirus

Les épidémies sont de vieilles compagnes de l’Histoire humaine. Elles ont toutes été le résultat de la mondialisation, c’est-à-dire du fait que, si loin que l’on remonte dans le temps, les êtres humains se sont toujours déplacés et ils ont donc transporté avec eux d’un endroit vers l’autre les microbes auxquels ils avaient eux-mêmes survécu. On connaît le terrible impact des maladies transportées par les conquistadors sur le monde des Indiens d’Amérique. Il explique aussi comment les populations nomades de tous les continents ont pu être exterminées par les sédentaires survivants des maladies qu’ils avaient contractées.

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Partout dans le monde, des manifestations contre les restrictions sanitaires 

Du Liban à l'Allemagne en passant par le Portugal ou encore le Congo, les mobilisations contre les mesures imposées par les gouvernements sont de plus en plus nombreuses. Partout où la stratégie de restrictions des libertés est appliquée, sans démontrer d’efficacité face aux contaminations, la contestation explose. Les raisons qui poussent à l'action sont nombreuses : contre le confinement, la crise économique ou encore la restriction des libertés, des milliers de personnes se soulèvent tandis que les mesures qui restreignent la vie humaine, en ne permettant plus que le travail est sur le point de fêter sa première bougie, aux quatre coins de la planète. Le Monde en Commun vous propose un article inédit qui met en lumière ce désir de liberté, de rupture avec les règles de plus en plus dures à supporter, en France et ailleurs.
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Malgré les restrictions définies partout autour du globe afin d’enrayer avec peu de succès la progression du coronavirus et de ses variants, des milliers de personnes se mobilisent contre des privations qui durent depuis maintenant près d’un an. En mars 2020, les scientifiques notaient une diminution mondiale des émissions de CO2 : tandis que beaucoup de pays étaient confinés, l’activité économique tournait au ralenti, des déplacements à la production, beaucoup de secteurs étaient concernés. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée et des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi, les étudiants sont de plus en plus en difficulté et plus de 2 millions de personnes ont perdu la vie.

Des hôpitaux saturés, des gouvernements qui n’adaptent pas leur stratégie aux restrictions qui commencent à peser lourd sur des existences bien souvent privées de tout ce qui donne à la vie son intérêt.

Alors que l’épidémie se poursuit, les mesures de privation ou de restriction des libertés sont de moins en moins bien acceptées. Il est par exemple difficile pour les restaurateurs de payer les loyers et les assurances quand ils ne peuvent pas effectuer leur fonction de restauration. Il est également difficile de voir les gouvernants attenter aux libertés individuelles comme c’est le cas en France avec le projet de loi sécurité globale tandis que la possibilité de se rassembler est altérée par les mesures en vigueur.

Les raisons pour lesquelles les manifestations et la colère explosent varient : la mort d’une mère et de son enfant, un projet de loi de finances qui n’alloue pas les moyens nécessaires pour déployer des politiques sociales comme la période l’exige, un allongement de plusieurs semaines du confinement ou encore la demande d’un changement politique.

En Inde, l’épidémie n’a pas pu éteindre la colère des agriculteurs qui se sont mobilisés pendant une année contre la libéralisation du secteur agricole. Le Liban sans gouvernement depuis l’explosion meurtrière du port à l’été 2020 connaît quant à lui une crise sociale profonde. Les manifestations ont gagné en intensité dans la deuxième moitié du mois de janvier, crise sanitaire, crise politique et crise sociale s’entremêlant et donnant naissance à une situation politique particulièrement intolérable pour la population. À Copenhague, trois hommes ont été mis en examen de manière préliminaire parce qu’ils présentaient une menace selon la police.

À chaque fois, la répression est forte. Les autorités font un usage disproportionné de la force et crispent encore davantage les tensions entre le peuple et les gouvernants. La crise sanitaire permet également de justifier des mesures exceptionnelles qui pouvaient pré-exister avant mais qui sont déployées de plus en plus fréquemment et sans retour en arrière possible. L’état d’exception lié à une crise nécessaire qui s’est instauré dans la plupart des pays laissera des traces et des modifications des institutions.

Vous retrouverez ci-dessous des vidéos et photos qui permettent de suivre les mouvements en cours.

En Inde :

En Espagne :

Au Liban :

En France :

En Ukraine :

En Moldavie :

En Grande-Bretagne :

Au Danemark :

Au Brésil :

En Tunisie :

En Mongolie :

Israël :

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