Cet article fait partie du dossier En temps de pandémie

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Sous le masque du Coronavirus

Les épidémies sont de vieilles compagnes de l’Histoire humaine. Elles ont toutes été le résultat de la mondialisation, c’est-à-dire du fait que, si loin que l’on remonte dans le temps, les êtres humains se sont toujours déplacés et ils ont donc transporté avec eux d’un endroit vers l’autre les microbes auxquels ils avaient eux-mêmes survécu. On connaît le terrible impact des maladies transportées par les conquistadors sur le monde des Indiens d’Amérique. Il explique aussi comment les populations nomades de tous les continents ont pu être exterminées par les sédentaires survivants des maladies qu’ils avaient contractées.

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Partout dans le monde, des manifestations contre les restrictions sanitaires 

Du Liban à l'Allemagne en passant par le Portugal ou encore le Congo, les mobilisations contre les mesures imposées par les gouvernements sont de plus en plus nombreuses. Partout où la stratégie de restrictions des libertés est appliquée, sans démontrer d’efficacité face aux contaminations, la contestation explose. Les raisons qui poussent à l'action sont nombreuses : contre le confinement, la crise économique ou encore la restriction des libertés, des milliers de personnes se soulèvent tandis que les mesures qui restreignent la vie humaine, en ne permettant plus que le travail est sur le point de fêter sa première bougie, aux quatre coins de la planète. Le Monde en Commun vous propose un article inédit qui met en lumière ce désir de liberté, de rupture avec les règles de plus en plus dures à supporter, en France et ailleurs.

Malgré les restrictions définies partout autour du globe afin d’enrayer avec peu de succès la progression du coronavirus et de ses variants, des milliers de personnes se mobilisent contre des privations qui durent depuis maintenant près d’un an. En mars 2020, les scientifiques notaient une diminution mondiale des émissions de CO2 : tandis que beaucoup de pays étaient confinés, l’activité économique tournait au ralenti, des déplacements à la production, beaucoup de secteurs étaient concernés. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée et des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi, les étudiants sont de plus en plus en difficulté et plus de 2 millions de personnes ont perdu la vie.

Des hôpitaux saturés, des gouvernements qui n’adaptent pas leur stratégie aux restrictions qui commencent à peser lourd sur des existences bien souvent privées de tout ce qui donne à la vie son intérêt.

Alors que l’épidémie se poursuit, les mesures de privation ou de restriction des libertés sont de moins en moins bien acceptées. Il est par exemple difficile pour les restaurateurs de payer les loyers et les assurances quand ils ne peuvent pas effectuer leur fonction de restauration. Il est également difficile de voir les gouvernants attenter aux libertés individuelles comme c’est le cas en France avec le projet de loi sécurité globale tandis que la possibilité de se rassembler est altérée par les mesures en vigueur.

Les raisons pour lesquelles les manifestations et la colère explosent varient : la mort d’une mère et de son enfant, un projet de loi de finances qui n’alloue pas les moyens nécessaires pour déployer des politiques sociales comme la période l’exige, un allongement de plusieurs semaines du confinement ou encore la demande d’un changement politique.

En Inde, l’épidémie n’a pas pu éteindre la colère des agriculteurs qui se sont mobilisés pendant une année contre la libéralisation du secteur agricole. Le Liban sans gouvernement depuis l’explosion meurtrière du port à l’été 2020 connaît quant à lui une crise sociale profonde. Les manifestations ont gagné en intensité dans la deuxième moitié du mois de janvier, crise sanitaire, crise politique et crise sociale s’entremêlant et donnant naissance à une situation politique particulièrement intolérable pour la population. À Copenhague, trois hommes ont été mis en examen de manière préliminaire parce qu’ils présentaient une menace selon la police.

À chaque fois, la répression est forte. Les autorités font un usage disproportionné de la force et crispent encore davantage les tensions entre le peuple et les gouvernants. La crise sanitaire permet également de justifier des mesures exceptionnelles qui pouvaient pré-exister avant mais qui sont déployées de plus en plus fréquemment et sans retour en arrière possible. L’état d’exception lié à une crise nécessaire qui s’est instauré dans la plupart des pays laissera des traces et des modifications des institutions.

Vous retrouverez ci-dessous des vidéos et photos qui permettent de suivre les mouvements en cours.

En Inde :

En Espagne :

Au Liban :

En France :

https://twitter.com/stopsecuglobale/status/1355635062981718017

En Ukraine :

En Moldavie :

En Grande-Bretagne :

Au Danemark :

https://twitter.com/momotchiii/status/1355991795725955073?s=20

Au Brésil :

En Tunisie :

En Mongolie :

Israël :

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L’accès aux vaccins contre le Covid-19 n’est toujours pas assuré pour tous. De nombreux pays, particulièrement en Afrique, doivent affronter des difficultés d’approvisionnement. En parallèle, les pays riches jettent à gogo des doses expirées.

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Marina Mesure

Syndicalisme international

Marina Mesure is a specialist of social issues. She has worked for several years with organizations defending workers’ rights such as the European Federation of Building and Wood Workers.

She has campaigned against child labor with the International Labor Organization, against social dumping and the criminalization of unionism. As a famous figure in the international trade union world, she considers that the principle of “equal work, equal pay « remain revolutionary: between women and men, between posted and domestic workers, between foreigners and nationals ».

Marina Mesure, especialista en asuntos sociales, ha trabajado durante varios años con organizaciones de derechos de los trabajadores como la Federación Europea de Trabajadores de la Construcción y la Madera.

Llevo varias campañas contra el trabajo infantil con la Organización Internacional del Trabajo, contra el dumping social, y la criminalización del sindicalismo. Es una figura reconocida en el mundo sindical internacional. Considera que el principio de « igual trabajo, igual salario » sigue siendo revolucionario: entre mujeres y hombres, entre trabajadores desplazados y domésticos, entre extranjeros y nacionales « .

Spécialiste des questions sociales, Marina Mesure travaille depuis plusieurs années auprès d’organisations de défense des droits des travailleurs comme la Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois.

Elle a mené des campagnes contre le travail des enfants avec l’Organisation internationale du travail, contre le dumping social, la criminalisation du syndicalisme. Figure reconnue dans le monde syndical international, elle considère que le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux ».

Sophia Chikirou

Directrice de la publication

Sophia Chikirou is the publisher of Le Monde en commun. Columnist, director of a documentary on the lawfare, she also founded several media such as Le Média TV and the web radio Les Jours Heureux.

Communications advisor and political activist, she has worked and campaigned in several countries. From Ecuador to Spain, via the United States, Mexico, Colombia, but also Mauritania, she has intervened with progressive and humanist movements during presidential or legislative campaigns.

In 2007, she published Ma France laïque (La Martinière Editions).

Sophia Chikirou es directora de la publicación de Le Monde en commun. Columnista, directora de un documental sobre el lawfare, también fundó varios medios de comunicación tal como Le Média TV y la radio web Les Jours Heureux.

Asesora de comunicacion y activista política, ha trabajado y realizado campañas en varios países. Desde Ecuador hasta España, pasando por Estados Unidos, México, Colombia, pero también Mauritania, intervino con movimientos progresistas y humanistas durante campañas presidenciales o legislativas.

En 2007, publicó Ma France laïque por Edicion La Martinière.

Sophia Chikirou est directrice de la publication du Monde en commun. Editorialiste, réalisatrice d’un documentaire sur le lawfare, elle a aussi fondé plusieurs médias comme Le Média TV et la web radio Les Jours Heureux.

Conseillère en communication et militante politique, elle a exercé et milité dans plusieurs pays. De l’Equateur à l’Espagne, en passant par les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, mais aussi la Mauritanie, elle est intervenue auprès de mouvements progressistes et humanistes lors de campagnes présidentielles ou législatives.

En 2007, elle publiait Ma France laïque aux éditions La Martinière.

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