Soudan

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Les manifestations commémorant le troisième anniversaire de la révolution au Soudan ont réuni des dizaines de milliers de personnes dans tout le pays. Les citoyens ont scandé des slogans comme « le pouvoir au peuple » contre le nouveau pouvoir militaire issu du coup d’Etat mené le 25 octobre par le général Abdel Fattah Al-Bourhane.
Dimanche, les membres civils du gouvernement soudanais, dont le premier ministre Abdallah Hamdok, ont été arrêtés par l’armée. Le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, président du « conseil de souveraineté », a justifié l’usage de la force pour « rectifier le cours de la transition ». Il a déclaré l’état d’urgence, dissous les instances de transition, limogé les gouverneurs régionaux, et annoncé la formation prochaine par l’armée d’un « gouvernement de personnes compétentes », jusqu’à la tenue d’élections en juillet 2023.
Une femme violée par 20 hommes le 31 décembre 2020 et depuis, il n'y a pas de réaction. Les Soudanaises s'organisent pour dénoncer les violences sexuelles, les féminicides qu'elles subissent. Avec un hasthag (#itsnotokay), pour libérer la parole à propos des crimes sexuels et des rassemblements. Une omerta qui se brise dans un pays où le viol n'est toujours pas reconnu comme un crime à part entière voire qu'il est perçu comme un déshonneur par les familles de la victime.
Il y a maintenant deux ans débutait la révolution populaire soudanaise. Elle mettait fin à trente années de dictature. Des manifestations contre la vie chère (le prix du pain, l'inflation ou encore la pénurie d'aliments), une soif de liberté suivies d'une dure répression qui a entrainé la mort de manifestants et une vague dégagiste contre le président génocidaire Omar el-Bechir dans le cadre de la guerre civile au Darfour (2003).

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