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Deux élections, deux surprises. En plein coronavirus, les candidats qui étaient donnés vainqueurs ont été battus par des outsiders. Au Pérou c'est Pedro Castillo, un syndicaliste d'extrême gauche qui arrive en tête tandis que les Équatoriens ont porté au pouvoir le candidat de droit Guillermo Lasso. Pour Le Soir, Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Iris et spécialiste de l’Amérique latine donne ses premières analyses.
Sophia Chikirou, directrice de la publication du Monde en commun, s’est rendue à Quito en Equateur pour couvrir le second tour de l’élection présidentielle, le dimanche 11 avril 2021. Elle a visité le « centre de contrôle » de la campagne de Andrés Arauz, candidat de la révolution citoyenne. Ce centre réunit près de 150 personnes, des militants, qui travaillent depuis des mois pour monter un système de vigilance sur le bon déroulement du scrutin dans les territoires.
Le deuxième tour de l’élection présidentielle équatorienne a lieu dimanche 11 avril. Les Equatoriens sont appelés à départager deux candidats : Andrés Arauz, soutenu par la révolution citoyenne et Rafael Correa l’ancien président qui vit en exil à Bruxelles ; et Guillermo Lasso, banquier, soutenu par l’actuel président Lenine Moreno.
Le 22 février 2021, Fernando Haddad a débattu avec le président de l'Argentine, Alberto Fernandez, avec le député français Jean Luc Melechon et avec l'avocat Antônio Carlos de Almeida Castro sur la lutte pour le recouvrement des droits politiques du président Luiz Inácio Lula da Silva. Un échange d'une heure et demie passionnant !
Le premier tour de l'élection présidentielle équatorienne a eu lieu le 7 février 2021. Le second tour aura lieu le 11 avril. L'Internationale progressiste a lancé un appel, notamment signé par le député insoumis Jean-Luc Mélenchon. Cet appel demande à respecter le résultat des élections dans un contexte où les coups d'État sont fréquents lorsqu'il s'agit d'empêcher des dirigeants socialistes d'exercer le pouvoir.
Le Parti de la Gauche Européenne a pris des positions très fortes en soutien à Evo Morales et Rafael Correa. Ce parti cré en 2004 rassemble les organisations sociales, communistes de l'Union Européenne. La judiciarisation du politique continue à faire rage en Amérique latine. Rafael Correa (Président équatorien entre 2007 et 2017) et Evo Morales (président de la République de Bolivie puis de l’Etat plurinational de Bolivie entre 2006 et 2019) sont actuellement dans le viseur de la répression. Des décisions rendues à la hâte, des procédures bâclées, des figures politiques empêchées de concourir aux élections, voilà ce qui se joue actuellement en Amérique latine.

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