Bolivie

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Dimanche 19 octobre 2020, Luis Arce a remporté les élections présidentielles boliviennes malgré les pressions qui pesaient sur les membres du Mouvement vers le Socialisme (MAS). Les Boliviens ont fait le choix de fermer la parenthèse du coup d'État qui avait chassé Evo Morales du pouvoir. Dans une note de blog, Jean-Luc Mélenchon analyse ce scrutin et les conséquences du résultat.
Luis Arce a été élu président de la Bolivie, le 18 octobre 2020. Après le coup d'État de 2019 qui avait chassé Evo Morales du pouvoir, c'est une victoire pour le Peuple, qui s'est mobilisé pour le candidat du Mouvement Vers le Socialisme. Christian Rodriguez revient sur la journée où le Mouvement Vers le Socialisme a repris le pouvoir en Bolivie, contre tous les paris des organisations et institutions impérialistes...
Tourner démocratiquement la page du coup d'État d'octobre 2019 qui avait chassé Evo Morales du pouvoir ? L'enjeu était de taille pour Luis Arce et le Mouvement Vers le Socialisme. En obtenant 52% des votes, la parenthèse de Jeanine Añez est achevée. Une victoire déjà saluée par beaucoup de personnalités, en espérant que les Boliviens puissent désormais être souverains concernant leur politique intérieure...
Le média d'opinion indépendant créé en 2016, Le Vent Se Lève a pu interviewer Evo Morales, Président de la Bolivie de 2006 à 2019. D'abord syndicaliste, il se présente ensuite aux élections présidentielles de 1997 et 2002. Forcé à la démission en 2019 alors même qu'il a remporté les élections, il s'exile sous la menace. Victime de lawfare, il voit les chefs d'accusation contre lui se multiplier si bien que l'ONG Human Right Watch a dénoncé en septembre 2020 le pouvoir bolivien pour ces persécutions politiques par manipulation de la justice.
Le Parti de la Gauche Européenne a pris des positions très fortes en soutien à Evo Morales et Rafael Correa. Ce parti cré en 2004 rassemble les organisations sociales, communistes de l'Union Européenne. La judiciarisation du politique continue à faire rage en Amérique latine. Rafael Correa (Président équatorien entre 2007 et 2017) et Evo Morales (président de la République de Bolivie puis de l’Etat plurinational de Bolivie entre 2006 et 2019) sont actuellement dans le viseur de la répression. Des décisions rendues à la hâte, des procédures bâclées, des figures politiques empêchées de concourir aux élections, voilà ce qui se joue actuellement en Amérique latine.
Les Boliviens défient la dictature qui s'est emparé du pouvoir en octobre 2019 lors d'un coup d’État contre Evo Morales et son gouvernement. A travers le pays, le peuple bolivien s'organise et est déterminé à obtenir le maintien des élections le 6 septembre prochain. Sinon, ce sera la grève générale.

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