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Le 25 juillet 2021, le président de la République de Tunisie Kaïs Saïed a décidé de limoger le premier ministre Hichem Mechichi, de démettre de ses fonctions le Ministre de La Défense, de geler le travail de l’Assemblée et de s'octroyer le pouvoir exécutif. Des annonces qui divisent le pays. Coup d'Etat ou manoeuvre politique "sincère" ? Le chef du Parti des Travailleurs Hamma Hammami a écrit une note d'information sur la journée du 25 juillet, jour de la fête de la République et jour où le président a donc décidé de créer une crise politique, dix ans après les printemps arabes. La note est suivie d'un communiqué expliquant le point de vue du Parti des Travailleurs.
Hamma Hammami est une figure de la gauche tunisienne, longtemps emprisonné sous Ben Ali, il a été le porte-parole du Front populaire, alliance née de la révolution tunisienne dont plusieurs de ses leaders ont été assassinés en 2013 (comme Chokri Belaïd). Christian Rodriguez, membre du Monde en commun a pu échanger avec lui sur la situation de son pays. Exigeant, homme de convictions, il refuse les compromissions avec les néolibéraux ou avec les islamistes.
"la révolution de 2011 a su remporter des victoires depuis la chute de Ben Ali. Au premier rang desquelles la mise en place d’une Assemblée constituante. Puis le fait que celle-ci ait pu aller jusqu’au bout de ses travaux et adopter une nouvelle Constitution. Mais la révolution ne séparait pas les revendications démocratiques de celles pour plus de justice sociale. Or, de ce côté, les gouvernements successifs n’ont rien réglé."

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