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En temps de coronavirus

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Sous le masque du Coronavirus

Les épidémies sont de vieilles compagnes de l’Histoire humaine. Elles ont toutes été le résultat de la mondialisation, c’est-à-dire du fait que, si loin que l’on remonte dans le temps, les êtres humains se sont toujours déplacés et ils ont donc transporté avec eux d’un endroit vers l’autre les microbes auxquels ils avaient eux-mêmes survécu. On connaît le terrible impact des maladies transportées par les conquistadors sur le monde des Indiens d’Amérique. Il explique aussi comment les populations nomades de tous les continents ont pu être exterminées par les sédentaires survivants des maladies qu’ils avaient contractées.

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La Palestine au temps du Covid

L’inégalité dans la région est en effet incommensurable. Non seulement Israël refuse de laisser des fournitures médicales atteindre Gaza, mais le 28 mars dernier, l’armée israélienne a tiré plusieurs missiles sur cette bande de terre de 365 km², où sont enfermées deux millions de personnes, qui vivent dans une grande précarité, et attendent avec angoisse l’arrivée du virus

Ce texte provient du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes et a été publié le 9 avril 2020.

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Le peuple palestinien souffre de la pandémie de Covid-19 comme tous les autres peuples, mais avec des spécificités. Il souffre comme les autres populations appauvries, d’une maladie onéreuse à éviter et à guérir. Mais il souffre aussi en tant que peuple colonisé, d’être fortement discriminé, à l’intérieur des frontières d’Israël, en Cisjordanie occupée militairement, et encore plus dans la bande de Gaza sous blocus.

Comme dans la plupart des pays en dehors de la région d’Asie initialement touchée, les Palestinien.nes n’ont commencé à s’inquiéter du coronavirus qu’au début de mars 2020. Les premiers récits arrivant de Palestine étaient humoristiques : ils venaient de Gaza et prétendaient que c’était « l’endroit le plus sûr du monde », puisque le blocus les protégerait de l’infection. Assez vite, cependant, d’éminents universitaires ont souligné que, si jamais le virus finissait par y pénétrer, une tragédie serait difficile à éviter. Gaza est effectivement privée de tous les moyens de le guérir, tels que du matériel ou des fournitures médicales de base, peu de masques ou de kits de test, en plus d’avoir des problèmes de pénurie de carburant et de qualité de l’eau, entre autres. Ces conditions ne sont pas dues au sous-développement, ni au blocus, mais principalement à la destruction planifiée des infrastructures palestiniennes par l’armée israélienne lors de ses nombreuses guerres sur Gaza, comme par exemple le bombardement de 17 hôpitaux pendant la guerre de 2014…

À l’intérieur des frontières d’Israël de 1948, la situation n’a pas beaucoup changé pour les Palestinien.nes. Ils et elles sont toujours traité.es comme des citoyen.nes de seconde zone et, dans une telle crise, leur santé sera prise en compte après celle des personnes vivant dans les quartiers juifs, principalement parce que les bons hôpitaux y sont situés.

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