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La solidarité internationale

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Maroc : Stop à l’acharnement politico-judiciaire contre Omar Radi !

Omar Radi, 33 ans, est un journaliste, militant altermondialiste et des droits de l’Homme et co-fondateur du site d’information « Le Desk ». Depuis le 29 juillet 2020, il est placé en détention préventive à la prison civile d’Oukacha (Casablanca) pour « atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’État », « intelligence avec des états étrangers » et « viol et atteinte à la pudeur »

Le Monde en Commun alerte sur la situation des détenus d'opinion au Maroc et appelle à la solidarité face à la répression.

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Omar Radi a appris à vivre en étant constamment surveillé. Il fait l’objet de filature quand il enquête sur une affaire, son ordinateur a été piraté et son téléphone a été la cible d’un logiciel sophistiqué « Pegasus », développé par l’entreprise israélienne NSO d’après une enquête menée par Amnesty.

Au Maroc, la série est longue. Au moins, 21 journalistes et blogueurs ont été visés par ce genre d’accusations. Ils ont tous été jugés et incarcérés.

Comme ses prédécesseurs, Omar Radi a subi une campagne de dénigrement dans les médias d’État. Comme eux, il est accusé d’intelligence avec un service de renseignement étranger. Comme Toufik Bouachrine qui a écopé d’une peine de 12 ans de prison ferme, il est accusé viol et de violence.

Mais ce n’est pas la première fois que Omar Radi est traduit devant la justice marocaine. En Mars dernier, il a été condamné à une peine avec sursis de 4 mois d’emprisonnement pour un tweet critiquant un juge, après le jugement des militants du Hirak du Rif.

En réalité, l’acharnement que subit le jeune journaliste marocain trouve sa source dans les enquêtes d’Omar Radi portant sur les liens présumés entre des intérêts politiques et des grandes entreprises, ainsi que les vives critiques concernant le bilan du Maroc en matière de droits humains qu’il avait exprimées.

Même si les autorités ont passé au crible tous les aspects de sa vie, Omar est déterminé à ne pas se taire et de continuer de parler des questions qui lui tiennent à cœur.

Comme exemple de l’acharnement, début juin, le nom de sa colocataire a été publié sur un site d’actualités populaire pour étendre la pression à son entourage. On l’y accuse d’entretenir « une relation illégale en dehors des liens du mariage ».

L’intensification de la surveillance de personnes qui critiquent le gouvernement va de pair avec l’importante augmentation du nombre d’arrestations et des poursuites judiciaires arbitraires au Maroc.

Il ne fait pas de doute qu’une guerre contre toute voix critique est en train d’être menée par le pouvoir marocain. Il est temps que la solidarité internationale s’exprime fortement pour que cessent ces pratiques.

Liberté pour Omar Radi et tous les prisonniers d’opinion au Maroc !

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