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Mardi 4 mai se tenaient les élections anticipées de la communauté autonome de Madrid où la droite règne depuis 26 ans. L’enjeu de ce scrutin là-bas est plus important qu’une élection régionale en France car les régions en Espagne ont beaucoup plus de pouvoir. La région de Madrid est la plus importante et la plus riche du pays, avec 6,5 millions d’habitants. Pablo Iglesias avait démissionné de son poste de vice-président du gouvernement pour retourner sur le terrain et combattre la présidente sortante Isabel Diaz Ayuso, représentante de l’aile la plus dure du Parti Populaire (PP). Après une campagne délétère avec menaces de mort, banalisation de l’extrême droite et violences dans la rue et sur les réseaux sociaux, c’est le Parti Populaire qui l’a emportée, en obtenant 44,48% des suffrages, doublant ainsi son score de mai 2019. Pablo Iglesias a annoncé son retrait de la vie politique.
En fin de semaine dernière, trois personnalités recevaient à leur domicile une lettre avec des balles, dont le leader de Podemos Pablo Iglesias. Suite à ces menaces de mort qui proviendraient de l’ultradroite, le candidat a quitté le débat électoral organisé par la radio Cadena Ser après la mise en doute par la candidate du parti d’extrême droite Vox de l’authenticité de ces menaces. Le déclin du débat politique en Espagne est effrayant et dangereux : « C’en est assez de blanchir l’extrême droite. »
Pablo Iglesias est Secrétaire général de Podemos et deuxième vice-président du gouvernement espagnol. Dans une tribune publiée dans Pùblico, il explique comment le modèle républicain a su conquérir l'opinion espagnole. Des défaillances mises en lumière par le coronavirus à une crise de l'establishment et au décalage entre le peuple et la famille royale, les raisons sont nombreuses.
Le mercredi 7 octobre 2020, un magistrat a annoncé vouloir poursuivre Pablo Iglesias en réécrivant totalement des faits qui se sont déroulés... il y a cinq ans. Le Monde en Commun revient sur cette affaire "abracadabrantesque", nouvelle illustration du lawfare qui sévit en Espagne à l'encontre des membres de Podemos.
Le Monde en commun vous propose régulièrement des articles issus de sa veille sur le Lawfare, cette judiciarisation du politique que l'on a vu émerger ces dernières années en remplacement de la technique éprouvée du coup d'État. Enrique Santiago Romero, député de Unidas Podemos, revient sur les différents cas de Lawfare qui ont été tentés contre Podemos en Espagne, alors que le parti issus des Indignés participe à la première coalition gouvernementale de gauche depuis la fin de la dictature espagnole.

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