Arnaud Le Gall

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Les étudiants, journalistes, membres des mouvements citoyens et politiques présents à la conférence de Jean-Luc Mélenchon à l’université de Ouagadougou nous ont dit avoir ressentis qu’il ne s’agissait pas d’un énième discours sans lendemain « d’un politicien français ». La conférence de Jean-Luc Mélenchon, autre voix de la France en Afrique, a été plus qu’un discours. Elle a aussi été une rencontre, dans la continuité de celles effectuées pendant les 3 jours ayant précédé l’épilogue de ce déplacement. En témoigne l’intense séance de questions auxquelles le président du groupe parlementaire de la France Insoumise a répondu sans langue de bois pendant une heure. L’inverse de la conférence de Macron dans le même lieu en 2017, qui avait vu les étudiants bloqués et gazés à l’extérieur de l’université par des rangées de CRS, et les questions soigneusement sélectionnées à l’avance.
Le bilan s’est malheureusement alourdi depuis la publication de notre article sur les responsabilités du gouvernement israélien dans la destruction des espoirs de paix. 83 palestiniens sont morts dans les raids israéliens sur Gaza, dont 17 enfants. 7 israéliens sont morts du fait des roquettes du Hamas, dont un enfant. Le bilan de cette irresponsable fuite en avant risque de s’alourdir de jours en jours. D’autant que, comme vient de le rappeler Eli Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France et homme de paix, le premier ministre israélien Netanyahou mène depuis longtemps une politique cynique consistant entre autres à favoriser les franges politiques palestiniennes les plus radicales, comme le Hamas. Ce dernier, tout aussi affaibli politiquement, a lui aussi intérêt à l’escalade. Tous ceux aspirant à la paix sont victimes de cette fuite en avant guerrière.
Depuis plusieurs semaines les palestiniens de Jérusalem-Est sont victimes de la répression concertée de la police, de colons et de militants suprémacistes israéliens criant leur haine « des arabes » sur fond de nouvelle campagne d’expropriations et d’éviction touchant des dizaines de familles.
À l’occasion de la récente visite du Pape François en Irak, une première historique, nous sommes revenus sur la situation en Irak. Ce pays est traversé, comme la Syrie, par toutes les violences politiques qui marquent le Proche Orient depuis des décennies. Il est également le théâtre de mobilisations citoyennes. Entretien avec Adel Bakawan, Directeur du Centre de sociologie de l’Irak (Université de Soran en Irak), Directeur du département recherche de l’Institut de Recherche et d’Etudes Méditerranée Moyen-Orient (IREMMO), chercheur associé de l’Institut français des relations internationales (IFRI). Il a publié de plusieurs ouvrages concernant notamment l’Irak. Entretien réalisé par Arnaud Le Gall, avec l’aide de Laure Saboureux, Linda Manceau et Alex Piguet.
Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, conforté par la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie aux dernières élections de novembre 2020 (LND), a été renversé par un coup d’état militaire le 1er février. Le président Win Myint, des opposants non encartés, et de nombreuses figures du gouvernement et de la LND, dont Aung San Suu Kyi, « conseillère spéciale de l’État » ont été arrêtés. Ce coup d’état est toutefois révélateur de relations de pouvoir préexistantes, dans lequelles l’armée avait gardé un rôle politique de premier plan. Il interroge l’ensemble de la stratégie de transition démocratique en Birmanie.
Alaa Talbi est directeur exécutif du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, universitaire et poète. Il s'agit d'une organisation qui vise notamment à « appeler à la révision du rôle de l’Etat dans le domaine de la redistribution des revenus et des biens et de s’occuper des services publics afin qu’ils soient mis à la disposition de toutes les en veillant à améliorer leur qualité et à minimiser ses coûts». Le dixième anniversaire de la révolution tunisienne a donné lieu à des émeutes : l'occasion de faire un premier bilan de cette décennie post-révolution et de ses limites pour comprendre le mouvement social en cours. Cet entretien inédit, réalisé par Arnaud Le Gall, membre du Monde en Commun avec l'appui d'Alek Piguet permet d'analyser ce qui se passe en janvier 2021 en Tunisie.
La Thaïlande, plus connue chez nous comme destination touristique de rêve que pour sa vie politique tumultueuse, est marquée depuis février 2020 par un puissant soulèvement populaire. L’autoritarisme de la junte militaire, la répression judiciaire, et in fine la monarchie, institution centrale du pays, sont visés. Retour sur les origines de ce mouvement de contestation et les revendications qui l’animent.
Le 8 décembre 2020, le dictateur égyptien Al-Sissi a été reçu par Emmanuel Macron avec tous les honneurs d'une visite d’État. Y compris la remise de la plus haute distinction de la République française. Les défenseurs des droits de l'Homme ont protesté. Macron, comme Nicolas Sarkozy avec Mouammar Kadhafi, invoque la "realpolitik". Une lecture dénaturée du terme selon Arnaud Le Gall, notre spécialiste des questions internationales.

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