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Pour la souveraineté alimentaire au Burkina-Faso

Hier, les députés insoumis Jean-Luc Mélenchon, Mathilde Panot et Bastien Lachaud ont rencontré à Loumbila (près de Ouagadougou) les membres de l’association Yelemani pour la souveraineté alimentaire du Burkina-Faso, et sa fondatrice Blandine Sankara (soeur de Thomas Sankara).

Cette association, créée en 2009, se bat pour que le Burkina-Faso retrouve la souveraineté alimentaire qu’il avait atteinte en 4 ans durant le gouvernement de Thomas Sankara. Yelemani met ainsi en oeuvre une agroécologie adaptée aux conditions de culture dans le Sahel. De cette manière, l’association produit des cultures maraîchères et forme de jeunes agriculteurs qui y viennent en stage. Elle travaille également à la sensibilisation sur les modes de consommation afin de promouvoir, auprès de la population burkinabé, les productions locales.

L’un des enjeux au Burkina-Faso est également la transformation de la matière première. Dans la discussion ont par exemple été évoqués les bouillons de légumes produits de manière industrielle à l’étranger. Problème : leur taux de sel pose de gros problèmes de santé dans le pays. L’association Yelemani veut donc travailler au remplacement de ces produits, très utilisés dans la cuisine locale, par des produits plus sains et transformés localement. Par son travail, par l’expérience accumulée ici, l’association Yelemani parvient à rendre cultivables des terres arides sur lesquelles plus rien ne poussait.

Cet effort vers la souveraineté alimentaire est donc aussi un outil pour empêcher la désertification. Évidemment, là aussi, la question de l’eau et de son cycle est centrale. L’économie et la préservation de cette ressource rare, mais indispensable à la cultivation, est l’un des grands enjeux. Toutes ces questions nous concernent de près en France. Comme l’a dit Jean-Luc Mélenchon à Blandine Sankara : «Nous sommes ici pour apprendre». En effet, le climat français est en train de se «tropicaliser». C’est à dire à la fois de devenir plus sec durant de longues périodes, puis d’alterner avec des périodes de fortes pluies où l’eau ruisselle et dévaste tout sur son passage. Il y a donc beaucoup à apprendre auprès de ceux qui ont déjà à faire face à ce type de climat et aux enjeux qu’il pose.


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