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Peut-on parler d’ubérisation dans le domaine de la forêt ?

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Réponse : oui. Pascale Laussel, ingénieure économiste, membre du réseau des alternatives forestières, a notamment abordé la question du métier de bûcheron en France, la profession aux taux de mortalité le plus élevé, et l’un des métiers les plus mal rémunérés.

Le travail de Pascale Laussel consiste à étudier les différentes façons de travailler la forêt. C’est donc pour cela qu’elle s’intéresse tout particulièrement à la revalorisation de l’image du bûcheron. Une profession difficile et dangereuse (le taux de mortalité en termes d’accidents mortels est le plus important en France) et un métier très mal payé.

En effet, la rémunération du travail du bûcheron est calquée sur le travail de l’abatteuse, une grosse machine qui coupe en une journée 300m3 de bois et qui va, en moyenne, dix fois plus vite que le bûcheron. Le travail d’abattage et de débardage (couper l’arbre et le sortir de la forêt) est payé à la tâche, et non à l’heure. En France donc, on paie les bûcherons au même taux qu’une machine qui ne risque pas de perdre un doigt ou de se casser le dos.

C’est un scandale. Pour l’humain, et pour l’environnement. En effet, le bûcheron connait les arbres, leur âge, leur diversité, sait ce qu’il est « judicieux » de couper ou non. Une machine va vite et abat un travail « en gros ».

Les risques et la sous-rémunération impliquent qu’il y a de moins en moins de bucherons dans notre pays, et de moins en moins de diversité et de qualité dans la filière bois.

Pour suivre le direct c’est par-là.

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