dossier

Les luttes syndicales

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe, merci de nous adresser un mail à contact@linternationale.fr 

Construire des coopérations internationalistes : le modèle du syndicalisme international

Pour qu’une société humaine puisse perdurer elle doit avoir pour projet la coopération entre ses membres. Pourtant la mondialisation de la production et des échanges s’est largement développée sur la mise en concurrence des travailleurs et les normes qui les protègent. Elle transforme les équilibres sociaux-économiques et les modes de régulations en affaiblissant considérablement les États.

lire la suite >

 

l'article

L’Inde connaît son plus grand mouvement social depuis mars : il est mené par des femmes !

270 plantations dans l’État d’Assam sont en grève, soit 400 000 travailleurs... La cause de ce mouvement de grande ampleur ? Des promesses non tenues, de mauvaises conditions de travail et des travailleurs durement éprouvés par le Coronavirus. Ces travailleurs des plantations sont principalement des travailleuses : c'est toute la charge de la maternité, du foyer qui vient s'ajouter à ces mauvaises conditions, rendant plus présente encore la pénibilité de la situation dans un contexte de crise.

Cet article a été publié par Rajvi Desai dans The Swaddle, le 13 octobre 2020

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram

Concrètement, ces travailleurs issus des basses castes demandent que leur salaire journalier passe de 2 euros à 4 euros 50. Corvéables à merci, sans droits, leur lutte s’ajoute à celle des paysans qui bloquent les routes pour s’opposer à une loi qui libéralisera le prix des fruits et des légumes et ouvrir le secteur aux transnationales.

Il y a deux ans, le gouvernement de l’État avait promis d’augmenter le salaire minimum des travailleurs du thé de 167 à 350 roupies et avait formé un comité chargé d’améliorer la rémunération des travailleurs du thé et les conditions souvent dangereuses dans lesquelles ils travaillent. Les fruits de cet accord ne se sont pas manifestés, selon les syndicats de la région. En conséquence, l’industrie de l’Assam – qui fournit annuellement près de la moitié du total des feuilles de thé de l’Inde – a connu plusieurs protestations ces dernières années dans le cadre d’une agitation permanente visant à mettre en lumière l’exploitation par les propriétaires de plantations des travailleurs salariés journaliers, qui travaillent dans des environnements insalubres qui manquent souvent d’eau propre, de rations quotidiennes et d’autres commodités de base.

Les travailleurs des plantations de thé, dont la majorité sont des femmes travaillant dans la cueillette des feuilles, ont été gravement touchés par les retombées économiques de la pandémie de Covid19, poussant encore plus loin dans la pauvreté un groupe déjà vulnérable. Ces femmes portent déjà un lourd fardeau de mortalité maternelle, les femmes enceintes ne pouvant accéder à des soins de santé adéquats ou à des suppléments nutritionnels dans le cadre de leur travail.

« Le ministre en chef Assam ordonne aux fonctionnaires de l’État de veiller à ce que les ouvriers des jardins de thé reçoivent des primes avant Durga Puja »

Lire la suite de l’article sur The Swaddle

Dans le même dossier

Les vidéos