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Le vent tourne dans le monde du pétrole

Shell vient d’être contraint par la justice à réduire ses émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, et les actionnaires de Chevron et ExxonMobil ont voté ce mercredi pour forcer les géants pétroliers américains à revoir leur stratégie climatique.
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Shell vient d’être contraint par la justice à réduire ses émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, et les actionnaires de Chevron et ExxonMobil ont voté ce mercredi pour forcer les géants pétroliers américains à revoir leur stratégie climatique.

Victoire pour les ONG environnementales qui avaient porté plainte en avril 2018 contre Shell : le groupe pétrolier a été condamné par la justice des Pays-Bas à réduire de 45% ses émissions de CO2 dans les dix prochaines années. Le tribunal de La Haye a également estimé que le groupe Royal Dutch Shell était aussi responsable des émissions de ses clients et fournisseurs. Shell doit se conformer au jugement immédiatement, sa politique climatique actuelle n’étant pas assez concrète. Un verdict qui pourrait déclencher une vague de procès contre les grands pollueurs et avoir des conséquences sur les autres groupes pétroliers du monde. 

Côté américain, les géants ExxonMobil et Chevron, sous la pression de l’opinion publique et de certains investisseurs, ont été amenés à revoir leur stratégie climatique : chez ExxonMobil, au moins deux des quatre candidats au conseil d’administration proposés par la société d’investissement Engine N°1 ont été retenus, après une campagne lancée fin 2020 par Engine N°1, appelant l’entreprise à miser moins sur le pétrole et le gaz et davantage sur les énergies renouvelables. Les actionnaires ont également voté en faveur d’une résolution présentée par BNP Paribas obligeant le géant pétrolier à rédiger un rapport afin de déterminer si ses activités de lobbying sont bien en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris. 

Chez Chevron qui tenait également mercredi son AG annuelle, une proposition demandant à ce que l’entreprise réduise ses émissions de gaz à effet de serre a recueilli 61% des votes, malgré l’opposition du conseil d’administration.

 L’urgence politique consiste à soumettre les entreprises à l’Accord de Paris 

Clément Sénéchal, porte-parole de Greenpeace France, s’est exprimé sur Twitter : « Face à l’urgence, les états devraient immédiatement fixer des objectifs de réduction d’émission de CO2 aux grandes entreprises, et interdire le versement des dividendes en cas de non-respect. Sans quoi on ne parviendra pas à réaligner notre modèle économique avec les objectifs de l’Accord de Paris (ce qu’Emmanuel Macron refuse toujours obstinément de faire, puisque la Loi Climat fait délibérément l’impasse sur la responsabilité climatique des entreprises. » 

Dans un rapport publié en 2020, Greenpeace France a dressé le constat de l’incompatibilité entre le modèle économique néolibéral et les objectifs de l’Accord de Paris, soulignant qu’aujourd’hui, il n’existe aucune législation qui contraigne les entreprises à réduire leurs émissions. Tant qu’il en est ainsi, la France échouera à atteindre les objectifs climatiques qu’elle s’est fixées. 

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