Cet article fait partie du dossier La fin du libéralisme

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Texte de référence à venir…

La pauvreté est un choix politique. L’éradiquer l’est aussi

La célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté remonte au 17 octobre 1987. Ce jour-là, cent mille personnes de tous horizons se sont rassemblés pour rendre hommage aux victimes de l'extrême pauvreté, de la violence et de la faim à Paris sur le Parvis des droits de l'homme et des libertés, là où l’Assemblée générale des Nations Unies adopta en 1948 la Déclaration universelle des droits de l'homme.

A travers ce rassemblement l’urgence de réaffirmer que la pauvreté était une violation des droits humains et qu’une action commune devait être menée pour que ces droits soient respectés.

30 ans plus tard, le constat est accablant. Dans un monde caractérisé par un niveau de développement économique et de richesse sans précédent, 736 millions de personnes vivent en dessous du seuil international d’extrême​ pauvreté fixé à 1,90 dollar par jour et près de 8% des travailleurs et leurs familles vivent avec moins de 1,90 dollar par personne et par jour. Pire encore, la pandémie de COVID 19 a récemment plongé entre 88 et 115 millions personnes supplémentaires dans la misère au cours des derniers mois.

La pauvreté, malgré la place qu’elle occupe dans nos sociétés, est voulue discrète. Tout est fait pour qu’elle ne dérange pas le cours de la vie de celles et ceux qui ne la subissent pas. Pourtant elle tue et en silence elle emporte des millions de personnes chaque année à travers le monde. Concrètement, elle se caractérise par des conditions de travail dangereuses, des logements insalubres, des carences en aliments nutritifs, un manque d’accès au soin de santé, un recours inégal à la justice et l’absence de participation politique.

Nous passons devant eux tous les jours, ces femmes, ces hommes et ces enfants, qui sont le symbole d’une misère qui ne cesse de grossir et qui déborde sur les trottoirs de nos villes. Mais la misère n’est pas du fait des miséreux. Elle est le produit d’un système injuste qui prend ses racines dans la recherche perpétuelle du profit et de la domination, un paradigme incompatible avec la solidarité, le partage, et la vie en commun.

La mondialisation et le capitaliste financiarisé, l’hégémonie de la surconsommation et de l’individualisme, sont les moteurs d’une aggravation généralisée de la misère. Là où la masse des individus ne se partagent que les miettes de leur propre labeur, une poignée d’oligarques protecteurs de leurs privilèges amassent et gardent jalousement d’innombrable richesses. Il n’y a qu’à voir le dernier chiffre d’Oxfam sur les inégalités dans le monde: 26 milliardaires détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité! Comme disait Victor Hugo “c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches”…

Comment peut-on accepter de tels écarts de richesse ? Le capitalisme a été vanté comme une liberté, il n’est pourtant que le créateur d’une misère humaine insupportable et d’une planète en perdition. L’écart entre la masse qui subit et la poignée qui profite est réduit à peau de chagrin. Le système vacille parfois, il subit des coups, mais il ne cède pas. Ses protecteurs sont aux aguets, car ils savent qu’un sursaut citoyen, comme la vague jaune partie de la France en 2018, pourrait rebattre les cartes du jeu.

En ce 17 octobre, jour symbolique et particulier, il est temps de rappeler que la pauvreté n’est pas une fin en soi : elle est le fruit de choix politiques. Si redistribuer les richesses n’est pas une mince affaire, il est une bonne nouvelle de laquelle nous pouvons tirer notre force : les choix des égoïstes et des voleurs peuvent être défaits. Éradiquer la pauvreté, c’est possible, c’est souhaitable, et c’est le chemin à prendre, le seul qui mène inexorablement vers le progrès humain.

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Marina Mesure

Syndicalisme international

Marina Mesure is a specialist of social issues. She has worked for several years with organizations defending workers’ rights such as the European Federation of Building and Wood Workers.

She has campaigned against child labor with the International Labor Organization, against social dumping and the criminalization of unionism. As a famous figure in the international trade union world, she considers that the principle of “equal work, equal pay « remain revolutionary: between women and men, between posted and domestic workers, between foreigners and nationals ».

Marina Mesure, especialista en asuntos sociales, ha trabajado durante varios años con organizaciones de derechos de los trabajadores como la Federación Europea de Trabajadores de la Construcción y la Madera.

Llevo varias campañas contra el trabajo infantil con la Organización Internacional del Trabajo, contra el dumping social, y la criminalización del sindicalismo. Es una figura reconocida en el mundo sindical internacional. Considera que el principio de « igual trabajo, igual salario » sigue siendo revolucionario: entre mujeres y hombres, entre trabajadores desplazados y domésticos, entre extranjeros y nacionales « .

Spécialiste des questions sociales, Marina Mesure travaille depuis plusieurs années auprès d’organisations de défense des droits des travailleurs comme la Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois.

Elle a mené des campagnes contre le travail des enfants avec l’Organisation internationale du travail, contre le dumping social, la criminalisation du syndicalisme. Figure reconnue dans le monde syndical international, elle considère que le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux ».

Sophia Chikirou

Directrice de la publication

Sophia Chikirou is the publisher of Le Monde en commun. Columnist, director of a documentary on the lawfare, she also founded several media such as Le Média TV and the web radio Les Jours Heureux.

Communications advisor and political activist, she has worked and campaigned in several countries. From Ecuador to Spain, via the United States, Mexico, Colombia, but also Mauritania, she has intervened with progressive and humanist movements during presidential or legislative campaigns.

In 2007, she published Ma France laïque (La Martinière Editions).

Sophia Chikirou es directora de la publicación de Le Monde en commun. Columnista, directora de un documental sobre el lawfare, también fundó varios medios de comunicación tal como Le Média TV y la radio web Les Jours Heureux.

Asesora de comunicacion y activista política, ha trabajado y realizado campañas en varios países. Desde Ecuador hasta España, pasando por Estados Unidos, México, Colombia, pero también Mauritania, intervino con movimientos progresistas y humanistas durante campañas presidenciales o legislativas.

En 2007, publicó Ma France laïque por Edicion La Martinière.

Sophia Chikirou est directrice de la publication du Monde en commun. Editorialiste, réalisatrice d’un documentaire sur le lawfare, elle a aussi fondé plusieurs médias comme Le Média TV et la web radio Les Jours Heureux.

Conseillère en communication et militante politique, elle a exercé et milité dans plusieurs pays. De l’Equateur à l’Espagne, en passant par les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, mais aussi la Mauritanie, elle est intervenue auprès de mouvements progressistes et humanistes lors de campagnes présidentielles ou législatives.

En 2007, elle publiait Ma France laïque aux éditions La Martinière.

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