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La fin du libéralisme

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La couleur de la pollution

En Argentine, une lagune devient rose fuchsia après avoir été contaminée par des produits chimiques.

L’image est impressionnante. A une trentaine de kilomètres de Trelew, en Patagonie dans le sud de l’Argentine, la lagune de Corfo est devenue rose. Il ne s’agit pas de l’une de ces variétés de lacs qui ont adopté par eux-mêmes une teinte unique, causée par les micro-organismes qui y vivent, comme des cyanobactéries ou des algues. Ici, c’est le sulfite de sodium qui est responsable. Il s’agit d’un sel souvent utilisé comme agent de conservation antibactérien par l’industrie de la pêche. 

Selon les autorités locales, une société transportant des effluents d’entreprises de pêche aurait procédé mi-juillet, à un déversement autorisé de liquides industriels. Car cet épisode de pollution n’est pas le premier dans la région : les entreprises industrielles de cette province comptant 600 000 habitants sont autorisées à déverser leurs produits chimiques dans le fleuve Chubut, issu des Andes. Seulement, la loi stipule que les déchets doivent d’abord être traités. 

Cet évènement révèle la négligence des autorités de la province qui ne contrôlent pas les industriels de la pêche, qui génèrent des milliers d’emplois dans cette région longtemps minée par la crise économique. 

Les populations locales et les ONG alertent : ces produits polluants, en plus de dégager des odeurs nauséabondes, s’infiltrent jusqu’aux nappes phréatiques causant de nombreux risques : maladies, nuisance à l’équilibre des écosystèmes, perturbations endocriniennes…

Tout cela à cause de sociétés détenues par des capitaux étrangers qui gagnent des millions et qui ne veulent pas payer le transport de ces produits vers des usines de traitement. La plus proche est située à 60 km de là, à Puerto Madryn.

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