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Jean-Luc Mélenchon, seul candidat solide sur l’international

Jeudi 10 février, l’émission Elysée 2022, sur France 2 recevait Jean-Luc Mélenchon. Interrogé sur la crise ukrainienne et la situation au Mali, le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a élevé le débat en sortant des questions binaires qui lui ont été posées. Il a de nouveau démontré qu’il est le seul candidat à proposer pour la France une diplomatie indépendante et non-alignée.

Jean-Luc Mélenchon a commencé par écarter l’approche personnalisante consistant à résumer la situation à l’appréciation qu’on se fait de Vladimir Poutine. « Monsieur Poutine n’est pas mon modèle », a-t-il rappelé en précisant que notre ami en Russie est Serguei Oudalstov, opposant farouche du président russe, qui a passé pour cela 4 ans en prison — il a d’ailleurs remercié à sa libération Jean-Luc Mélenchon pour son soutien.

Prenant de la hauteur, il a rappelé sa position sur la crise autour de l’Ukraine : « la Russie n’a pas à franchir la frontière de l’Ukraine, et les États-Unis n’ont pas à étendre l’OTAN ».  

Prenant le contrepied des discours médiatiques dominants, il a rappelé que les États-Unis et l’OTAN sont les premiers responsables de la situation. La Russie doit avoir des garanties pour sa sécurité, menacée par les déploiements d’armements de l’OTAN à ses frontières et l’extension permanente de cette alliance. Il a rappelé que le président ukrainien lui-même a relativisé la situation et appelé les occidentaux à faire baisser les tensions.

Plus globalement, les États-Unis d’Amérique, en pleine crise d’hégémonie face aux transformations géopolitiques, pensent avoir intérêt aux tensions, car leur puissance ne repose désormais que sur la domination du dollar et leur suprématie militaire. Les voilà donc tour à tour menaçant la Russie ou la Chine — avec pour premier effet de rapprocher, au contraire, les deux pays.

Dans ce contexte, la France doit renouer avec une diplomatie indépendante et non alignée conforme à ses intérêts et à sa tradition.

Au sujet du Mali, où la France a près de 5 000 soldats engagés pour une opération qui coûte 2 millions d’euros par jour, Jean-Luc Mélenchon a rappelé sa position constante depuis le début de l’intervention en 2013. Cette opération aurait dû en rester à la contre-attaque initiale contre les groupes djihadistes fondant sur la capitale Bamako. Cette intervention s’est à l’époque faite à la demande de l’État malien. Mais depuis huit ans, le Parlement français n’a voté qu’une fois sur cette guerre, et la France s’est enlisée au Sahel.

Entre temps, le Mali a connu deux coups d’État, et les autorités ont renvoyé notre ambassadeur.

Jean-Luc Mélenchon a marqué son désaccord avec les autorités maliennes, qui, en renvoyant l’ambassadeur de France, ont manqué de respect aux 53 soldats français morts au Mali.

Sur le fond, il a rappelé que le Mali appartient aux Maliens. La première question qu’il posera aux autorités maliennes sera donc : « voulez-vous qu’on reste ou non ? ». Et en cas de réponse positive, la condition du maintien de nos troupes sera l’organisation d’élections dans un délai convenu entre les autorités et l’opposition malienne.

Au-delà du cas malien, le candidat de l’Union populaire a rappelé la nécessité de sortir d’une relation strictement militaire et affairiste avec les pays africains. Président, il respectera l’indépendance des pays africains, avec lesquels il veut refonder les relations en rompant avec les politiques néolibérales et en refondant la francophonie pour la mettre au service des peuples, comme il l’avait exposé en juillet 2021 lors de sa conférence à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

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