Cet article fait partie du dossier La Paix

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Texte de référence à venir…

Guerre au Yémen : la responsabilité française

Depuis 2018, Bastien Lachaud porte la voix des Français contre la guerre au Yémen. Cette guerre menée par l’Arabie Saoudite avec la complicité des puissances nord-américaines et européennes, malgré les protestations. En vendant des armes au régime dictatorial saoudien, la France se déshonore et contribue au désastre humanitaire au Yémen.

Nous avons réuni ici les interventions fortes de Bastien Lachaud à l’Assemblée nationale française au nom du groupe insoumis, entre 2018 et 2020.

Sur la complicité de la France au Yémen

Un navire saoudien a accosté dans le port de Cherbourg en février 2020. Or, il est probable qu’il transporte du matériel militaire à destination du Yémen. Le 25 février, Bastien Lachaud interpelait le gouvernement sur l’accueil de ce bateau et sur la responsabilité française supplémentaire qu’il fait peser dans le désastre au Yémen.

« Dans la nuit du 6 au 7 février 2020, la Bahri Yanbu a accosté à Cherbourg pour embarquer un chargement dont le contenu reste à l’heure actuelle inconnu. Il s’agit sûrement de matériel militaire comme l’a indiqué le PDG de De Keyer Thornton à la télévision locale flamande. Ce navire saoudien est d’ailleurs bien connu des associations de défense des droits humains car il participe régulièrement au ravitaillement de l’Arabie saoudite en armes et matériel de guerre. En mai 2019, il avait été empêché par des manifestations et des actions en justice de charger des armes dans la mesure où celles-ci sont utilisées dans le massacre des populations civiles yéménites. Cependant, en dépit de l’interpellation de nombreuses associations de protection des droits humains et de promotion du droit international humanitaire, le Gouvernement ne s’est pas opposé à l’entrée et au chargement de ce navire dans le port de Cherbourg le 6 février 2020. Pire, il y a fort à parier que la France ait autorisé le chargement d’armes ou de matériel de guerre à destination de l’Arabie saoudite en violation du traité sur le commerce des armes. Par cette action, le Gouvernement se rend complice de crimes de guerre. En effet, de nombreux rapports ont fait état de la situation de crise humanitaire qui se produit au Yémen. Le massacre des civils, la destruction de leurs biens et des biens culturels sont autant de crimes de guerre qui ont été documentés et condamnés notamment par les Nations unies. Un collectif d’associations a d’ailleurs saisi la procureure près la Cour pénale internationale afin de faire condamner pour crimes de guerre les industriels et les autorités politiques impliquées dans la vente et l’exportation d’armes à destination de l’Arabie saoudite. Toutefois, malgré les appels des associations, de responsables politiques, d’institutions internationales ou la condamnation de tels actes par certains partenaires européens de la France, le gouvernement continue de soutenir la coalition menée par l’Arabie saoudite dans son opération d’anéantissement des populations yéménites. Cette situation ne peut perdurer. Le pouvoir de contrôle par le Parlement de l’action gouvernementale implique que M. le ministre communique les éléments nécessaires à l’appréciation du respect par la France de ses engagements internationaux. Aussi, il souhaite savoir quand le Gouvernement cessera de se rendre complice de crimes de guerre. Il souhaite également savoir la nature de la cargaison chargée le 6 février 2020 à Cherbourg, et notamment si celle-ci contient des armements de quelconque nature ».

Arabie Saoudite : mensonge d’Etat sur les ventes d’armes françaises utilisées au Yémen ?

Le 15 avril 2019, Bastien Lachaud a réagi aux révélations de la presse, selon laquelle des armes françaises auraient été utilisées par l’Arabie Saoudite dans le conflit au Yémen, alors que le gouvernement a toujours défendu le contraire.

La presse révèle une note de la DRM (Direction du Renseignement Militaire) transmise aux ministres en octobre, faisant état de l’utilisation de ces armes. Les députés de la France insoumise ont déjà demandé à deux reprises l’ouverture d’une commission d’enquête pour savoir exactement si ces armes ont pu servir à commettre des crimes de guerre au Yémen. Ils veulent savoir si les responsables des exportations d’armes le savaient.

Et donc savoir pourquoi la France n’a pas cessé ces exportations, conformément au traité sur le commerce des armes (TCA) qui impose qu’aucune autorisation de transfert d’armes ne soit donnée s’il existe un risque que ces armements soient utilisés pour la commission de crimes de guerre ou d’autres atteintes aux droits humains (article 6 et 7 du TCA). Interrogé à de nombreuses reprises, le gouvernement a toujours affirmé, y compris devant la représentation nationale, que ce risque n’existait pas.

Conflit au Yémen : stop au chargement d’armes en cours à Marseille !

Le 28 mai 2019,  Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La France insoumise, Alexis Corbière, député de la Seine-Saint-Denis, membre de la Commission Défense et Bastien Lachaud, député de la Seine-Saint-Denis, membre de la Commission Défense, réclamaient le blocage du chargement d’armes à Marseille.

Ce matin, le média Disclose a révélé qu’un chargement de munitions de canons Caesar serait expédié ce jour à 13h30 depuis Marseille, par le cargo Bahri Tabuk à destination de l’Arabie Saoudite. Déjà, mercredi 7 mai, le cargo saoudien Bahri Yanbu devait embarquer huit canons Caesar au port du Havre, avant que la pression citoyenne et le refus des dockers de charger le cargo ne fasse annuler l’escale. Par ces livraisons d’armes, la France se rend complice des exactions commises dans le conflit au Yémen qui a généré, selon l’ONU, la « pire crise humanitaire au
monde ».

Dès septembre 2018, une note « confidentiel défense » publiée par Disclose dévoilait la carte des populations civiles menacées et la présence de 48 canons Caesar participant des massacres. Pourtant, ce matin, Jean-Yves Le Drian persistait dans le mensonge en déclarant qu’il fallait être « extrêmement vigilant sur les ventes d’armes » faisant mine d’ignorer l’implication de la France dans le Yémen.

Qu’importent les déclarations du gouvernement prétendant que ces armes ne sont pas utilisées au Yémen, la France est dans l’illégalité. L’article 6 du traité sur le commerce des armes, ratifié par notre pays, interdit tout transfert d’armes qui pourrait servir à des attaques dirigées contre des civils. Or l’ONU, en août 2018, a certifié que des crimes de guerre ont déjà été commis au Yémen par l’Arabie saoudite.

La politique du gouvernement fait honte à nos principes républicains et à nos engagements internationaux. Pour que notre pays œuvre au service de la paix et de la souveraineté des peuples, l’implication de notre pays dans cette guerre, sous toutes ses formes, doit cesser.

 

L’Arabie Saoudite est un régime criminel, cessons de lui vendre des armes

Le 24 octobre 2018, Bastien Lachaud a posé une question orale au gouvernement, suite au sordide assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, et la guerre au Yémen qui dure depuis des mois et sur laquelle nous alertons en vain le gouvernement. Il est temps de cesser cette hypocrisie.

Sur la vidéo ci-dessus, retrouvez la question, la réponse de Florence Parly, Ministre des Armées, ainsi que la réponse à sa question, tournée au bureau immédiatement après, faute de pouvoir répondre à la ministre dans l’hémicycle.

France 2 a repris la question dans le JT de 20 heures, pour son dossier sur l’actualité du commerce d’armement français avec l’Arabie Saoudite :

Monsieur le Président, Mes chers collègues, Monsieur le Premier ministre,

Torturé, démembré, assassiné… le tout en musique. C’est le sort réservé au journaliste Jamal Khashoggi par une bande de tueurs envoyée par le régime saoudien.

Certains feignent de découvrir qu’il y a un problème. Quelle hypocrisie ! Qui donc pouvait ignorer que l’Arabie saoudite est un Etat criminel ? Elle condamne à mort les homosexuels ; elle condamne à mort ou au fouet les femmes et les hommes qui militent pour les droits humains. Elle finance la propagation d’un islamisme obscurantiste qui a formé, forme, et formera encore les viviers dans lesquels les groupes terroristes recrutent leurs fanatiques. Elle mène au Yémen une guerre ignoble. Les ONG alertent depuis des mois. Les experts des Nations Unies sont formels. Des centaines de crimes de guerre y ont été commis : bombardements de civils et d’humanitaires, viols, enlèvements, assassinats, …

Des millions de personnes sont menacées par la famine. Et pendant ce temps-là Emmanuel Macron, tout sourire, fait des selfies avec Mohammed Ben Salmane. Il l’invite même à Paris le 11 novembre. Quelle lâcheté ! Pendant ce temps-là, la France continue de livrer des armes. Quel cynisme ! Depuis des mois nous vous interpelons, à l’écrit, à l’oral, dans l’hémicycle, en commission. À chaque fois vous noyez le poisson. Aujourd’hui, ça suffit ! Ça suffit les faux-fuyants ! Ça suffit la mauvaise foi ! Ces ventes d’armes sont une infamie !

Ce business pue le pétrole, les dollars et le sang. Il est honteux, illégal et criminel ! Les flatteries d’Emmanuel Macron sont écœurantes. Il est temps que tout cela cesse.  Tout le monde sait que l’Arabie saoudite achète le silence de la France. C’est ce silence qu’a choisi Emmanuel Macron hier face à la presse ! Monsieur le Premier ministre, combien de morts faudra-t-il pour arrêter ces horreurs ? À combien de milliards estimez-vous l’honneur de la France ? Dites-nous jusqu’à quand nous devrons vivre avec cette honte sur nous !

 

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Marina Mesure

Syndicalisme international

Marina Mesure is a specialist of social issues. She has worked for several years with organizations defending workers’ rights such as the European Federation of Building and Wood Workers.

She has campaigned against child labor with the International Labor Organization, against social dumping and the criminalization of unionism. As a famous figure in the international trade union world, she considers that the principle of “equal work, equal pay « remain revolutionary: between women and men, between posted and domestic workers, between foreigners and nationals ».

Marina Mesure, especialista en asuntos sociales, ha trabajado durante varios años con organizaciones de derechos de los trabajadores como la Federación Europea de Trabajadores de la Construcción y la Madera.

Llevo varias campañas contra el trabajo infantil con la Organización Internacional del Trabajo, contra el dumping social, y la criminalización del sindicalismo. Es una figura reconocida en el mundo sindical internacional. Considera que el principio de « igual trabajo, igual salario » sigue siendo revolucionario: entre mujeres y hombres, entre trabajadores desplazados y domésticos, entre extranjeros y nacionales « .

Spécialiste des questions sociales, Marina Mesure travaille depuis plusieurs années auprès d’organisations de défense des droits des travailleurs comme la Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois.

Elle a mené des campagnes contre le travail des enfants avec l’Organisation internationale du travail, contre le dumping social, la criminalisation du syndicalisme. Figure reconnue dans le monde syndical international, elle considère que le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux ».

Sophia Chikirou

Directrice de la publication

Sophia Chikirou is the publisher of Le Monde en commun. Columnist, director of a documentary on the lawfare, she also founded several media such as Le Média TV and the web radio Les Jours Heureux.

Communications advisor and political activist, she has worked and campaigned in several countries. From Ecuador to Spain, via the United States, Mexico, Colombia, but also Mauritania, she has intervened with progressive and humanist movements during presidential or legislative campaigns.

In 2007, she published Ma France laïque (La Martinière Editions).

Sophia Chikirou es directora de la publicación de Le Monde en commun. Columnista, directora de un documental sobre el lawfare, también fundó varios medios de comunicación tal como Le Média TV y la radio web Les Jours Heureux.

Asesora de comunicacion y activista política, ha trabajado y realizado campañas en varios países. Desde Ecuador hasta España, pasando por Estados Unidos, México, Colombia, pero también Mauritania, intervino con movimientos progresistas y humanistas durante campañas presidenciales o legislativas.

En 2007, publicó Ma France laïque por Edicion La Martinière.

Sophia Chikirou est directrice de la publication du Monde en commun. Editorialiste, réalisatrice d’un documentaire sur le lawfare, elle a aussi fondé plusieurs médias comme Le Média TV et la web radio Les Jours Heureux.

Conseillère en communication et militante politique, elle a exercé et milité dans plusieurs pays. De l’Equateur à l’Espagne, en passant par les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, mais aussi la Mauritanie, elle est intervenue auprès de mouvements progressistes et humanistes lors de campagnes présidentielles ou législatives.

En 2007, elle publiait Ma France laïque aux éditions La Martinière.

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