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« Des villes comme Bogotá dépendent directement de la forêt amazonienne », Susana Muhamad

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La deuxième table ronde de cette journée, animée par Mathilde Panot, concerne la gestion forestière. Plusieurs personnalités internationales interviennent, certaines ont pu être présentes à Paris, d’autres, qui viennent de loin, interviennent en visio. Comme Susana Muahamad, spécialiste en environnement, actuelle conseillère municipale de Bogotá et ancienne adjointe à l’environnement de Gustavo Petro. Elle explique comment les grandes villes d’Amérique du Sud sont inter-dépendantes, en tant qu’elles dépendent toutes, directement, de la forêt tropicale amazonienne.

Afin d’expliquer son propos, Susana Muhamad a pris le cas très concret de l’eau : « L’eau de Bogotá vient principalement de l’humidité que l’Amazonie génère. Cette humidité rencontre la Cordillère des Andes et est absorbée comme une brume pour créer les gisements d’eau. 55% de l’eau que l’on consomme en Colombie provient de la forêt Amazonienne. Sa dévastation est un problème de très haut risque. »

La spécialiste en environnement précise que la forêt amazonienne est arrivée à un point de non-retour et est consciente que les gens dont la survie dépend de ce territoire rencontreront de toute façon des problèmes de capacité d’eau.

En effet, la température globale étant en train d’augmenter, ces écosystèmes sont de plus en plus sensibles aux changements qui arrivent et qui arriveront. C’est-à-dire que chaque changement, pas forcément irréversible à la base, a des conséquence dévastatrice pour ces écosystèmes qui ne sont plus « armés » pour se renouveler.

La déforestation de l’Amazonie est une catastrophe pour l’écosystème et pour les territoires qui dépendent de la forêt tropicale. Susana Muhamad déplore qu’à cette heure, « aucun concept clair n’existe ». « À Bogota nous avons des discussions locales et nous essayons de mettre l’accent sur l’alliance entre Bogota et d’autres territoires d’Amérique du Sud liés à l’Amazonie. Car il est essentiel de penser en termes d’interdépendances. La gestion de ces écosystèmes, de ces biomes, doit être une gestion régionale au niveau sud-américain. »

Pour suivre le direct c’est par-là.

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