Birmanie

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782 manifestants tués, 3740 détenus, des milliers de blessés et 25 personnes condamnées à mort. Des chiffres glaçants annoncés par le porte-parole du HCDH Rupert Colville, mardi lors d’un point presse à Genève, au cours duquel il a appelé la communauté internationale à s’impliquer davantage pour empêcher que la situation des droits de l’homme au Myanmar ne se détériore encore. Une répression violente qui n'infléchit pas les Birmans qui luttent pour la démocratie.
Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, conforté par la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie aux dernières élections de novembre 2020 (LND), a été renversé par un coup d’état militaire le 1er février. Le président Win Myint, des opposants non encartés, et de nombreuses figures du gouvernement et de la LND, dont Aung San Suu Kyi, « conseillère spéciale de l’État » ont été arrêtés. Ce coup d’état est toutefois révélateur de relations de pouvoir préexistantes, dans lequelles l’armée avait gardé un rôle politique de premier plan. Il interroge l’ensemble de la stratégie de transition démocratique en Birmanie.

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