Cet article fait partie du dossier La Paix

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À Gaza, un peuple sans issue

Depuis les attaques meurtrières menées par le Hamas le 7 octobre dernier, le monde assiste à la riposte sanglante de l’armée israélienne. Le siège de Gaza est total. Au-delà des bombardements, le gouvernement israélien étrangle la population de Gaza. La pénurie de carburant, qui entraîne une pénurie de fioul, d'eau, de médicament et de nourriture, rend la vie impossible à Gaza.

La question du carburant alerte les ONG et ONU

Philippe Lazzarini, Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, déclare à ce sujet que le carburant, dont l’approvisionnement à Gaza est subordonné au bon vouloir d’Israël, ne représente que « la moitié du minimum quotidien nécessaire pour répondre aux besoins des opérations humanitaires sur place ».

« Sans carburant pour faire tourner les usines de désalinisation et de traitement des eaux, 70% des Gazaouis présents dans le Sud n’ont pas accès à de l’eau potable », d’après l’UNRWA. 

Bertrand Heilbronn, Président de l’Association France Palestine Solidarité a également alerté sur cette question lors de l’émission populaire du 24 octobre 2023 : « Les Palestiniens meurent de soif. Ils boivent de l’eau de puits complètement polluée, d’autres, de l’eau de mer, c’est leur santé qui est en jeu. »

À la pénurie d’eau s’ajoute la pénurie de nourriture : le Programme alimentaire mondial des Nations unies fait état d’un « risque immédiat de famine ». Ces pénuries sont de véritables armes létales et rendent inopérantes les actions humanitaires.

Les hôpitaux ne sont pas épargnés par les pénuries. Jean-François Corty, directeur des opérations internationales à Médecins du Monde, partage un constat terrible : « nos équipes nous disent : « On soigne sans antalgique, sans antibiotiques, on ne peut pas désinfecter avec le matériel classique et on opère avec la lampe du téléphone. »

L’Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir mené, samedi 18 novembre, une mission à l’hôpital Al-Shifa, le plus grand de la bande de Gaza, qu’elle a qualifié de « zone de mort ». 

Selon l’OMS, il restait samedi dans l’hôpital plus de 250 patients et 25 soignants. Privés d’eau, de nourriture et d’électricité, ils sont désormais livrés à eux-mêmes. 

Une guerre impossible à fuir

Le 10 octobre dernier, le gouvernement israélien enjoignait les Gazaouis à rejoindre le Sud dans des tracts distribués aux civils prévenant de prochains bombardements dans le Nord de Gaza. Problème, le Sud n’a pas été épargné par les bombardements. En témoignent les frappes ayant fait 60 à 70 personnes mortes à Khan Younès, ville du sud de l’enclave palestinienne. 

« Les bombardements n’ont jamais cessé dans le Sud. On enjoint aux gens de s’y rendre alors qu’il n’y a aucun endroit sécurisé », dénonce Michel-Olivier Lacharité, responsable des opérations d’urgence à Médecins sans frontières (MSF) et ajoutant que « 137 personnes, salariés de MSF et leurs familles, sont restées coincées plusieurs jours autour de l’hôpital Al-Chifa, à Gaza, sans nourriture et sans eau autre que la pluie ».

« 30% des morts liés aux bombardements étaient dans le sud de la bande de Gaza » affirme Jean-François Corty, vice-président de Médecins du monde.

Face à cette situation humanitaire dramatique, seul un cessez-le-feu immédiat permettrait de mettre fin aux combats afin de garantir la fourniture en toute sécurité de l’aide à Gaza.

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Marina Mesure

Syndicalisme international

Marina Mesure is a specialist of social issues. She has worked for several years with organizations defending workers’ rights such as the European Federation of Building and Wood Workers.

She has campaigned against child labor with the International Labor Organization, against social dumping and the criminalization of unionism. As a famous figure in the international trade union world, she considers that the principle of “equal work, equal pay « remain revolutionary: between women and men, between posted and domestic workers, between foreigners and nationals ».

Marina Mesure, especialista en asuntos sociales, ha trabajado durante varios años con organizaciones de derechos de los trabajadores como la Federación Europea de Trabajadores de la Construcción y la Madera.

Llevo varias campañas contra el trabajo infantil con la Organización Internacional del Trabajo, contra el dumping social, y la criminalización del sindicalismo. Es una figura reconocida en el mundo sindical internacional. Considera que el principio de « igual trabajo, igual salario » sigue siendo revolucionario: entre mujeres y hombres, entre trabajadores desplazados y domésticos, entre extranjeros y nacionales « .

Spécialiste des questions sociales, Marina Mesure travaille depuis plusieurs années auprès d’organisations de défense des droits des travailleurs comme la Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois.

Elle a mené des campagnes contre le travail des enfants avec l’Organisation internationale du travail, contre le dumping social, la criminalisation du syndicalisme. Figure reconnue dans le monde syndical international, elle considère que le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux ».

Sophia Chikirou

Directrice de la publication

Sophia Chikirou is the publisher of Le Monde en commun. Columnist, director of a documentary on the lawfare, she also founded several media such as Le Média TV and the web radio Les Jours Heureux.

Communications advisor and political activist, she has worked and campaigned in several countries. From Ecuador to Spain, via the United States, Mexico, Colombia, but also Mauritania, she has intervened with progressive and humanist movements during presidential or legislative campaigns.

In 2007, she published Ma France laïque (La Martinière Editions).

Sophia Chikirou es directora de la publicación de Le Monde en commun. Columnista, directora de un documental sobre el lawfare, también fundó varios medios de comunicación tal como Le Média TV y la radio web Les Jours Heureux.

Asesora de comunicacion y activista política, ha trabajado y realizado campañas en varios países. Desde Ecuador hasta España, pasando por Estados Unidos, México, Colombia, pero también Mauritania, intervino con movimientos progresistas y humanistas durante campañas presidenciales o legislativas.

En 2007, publicó Ma France laïque por Edicion La Martinière.

Sophia Chikirou est directrice de la publication du Monde en commun. Editorialiste, réalisatrice d’un documentaire sur le lawfare, elle a aussi fondé plusieurs médias comme Le Média TV et la web radio Les Jours Heureux.

Conseillère en communication et militante politique, elle a exercé et milité dans plusieurs pays. De l’Equateur à l’Espagne, en passant par les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, mais aussi la Mauritanie, elle est intervenue auprès de mouvements progressistes et humanistes lors de campagnes présidentielles ou législatives.

En 2007, elle publiait Ma France laïque aux éditions La Martinière.

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