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Vote populaire et grands électeurs, les réponses à vos questions sur le fonctionnement du vote aux États-Unis !

Aux États-Unis, gagner le vote populaire ne permet pas forcément de remporter les clefs de la Maison Blanche. Un écart de plusieurs millions de voix pourrait permettre à Donald Trump d'effectuer un second mandat. L'article de Christophe Deroubaix permet de saisir les difficultés pour pronostiquer les résultats : armée de réserve d'électeurs, swing states, les éléments d'incertitude sont nombreux et les sondages peuvent être trompeurs...

Cet article a été publié par Christophe Deroubaix dans L'Humanité, le 2 novembre 2020

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Le taux de participation pourrait battre tous les records, alors que 100 millions d’électeurs ont déjà voté. Il devrait permettre à Joe Biden de remporter le « vote populaire », mais pas forcément les Swing States.

Cent millions. C’est, à quelques unités près, le nombre d’électeurs qui auront voté avant le mardi 3 novembre. 100 millions, soit 72 % du niveau de 2016, malgré le contexte de pandémie de coronavirus. Record à battre : 63,8 % en 1960, pour le duel Kennedy-Nixon. Les Noirs n’avaient alors pas encore le droit de vote. En 2008, pour l’élection du premier président noir de l’histoire du pays, 61,6 % des électeurs éligibles s’étaient exprimés.

Contrairement à la France, il n’existe pas d’inscription automatique sur les listes électorales aux États-Unis.

Ces chiffres peuvent sembler faibles si on les compare au taux de participation lors des élections présidentielles en France (entre 77 % et 83 % pour les trois dernières éditions). Mais, contrairement à la France, il n’existe pas d’inscription automatique sur les listes électorales aux États-Unis. La première bataille civique revient donc à s’inscrire sur les listes, chose rendue ardue par nombre d’assemblées républicaines dans des États clés (Wisconsin, Géorgie, par exemple) et à laquelle renoncent des millions de citoyens, notamment les plus pauvres, parmi lesquels sont surreprésentées les « minorités ».

Cette année, le potentiel est estimé à 240 millions d’électeurs. Les prévisions les plus optimistes tablaient sur un taux de participation record de 65 %, soit 156 millions d’électeurs. Ce qui, étant donné la masse des votes déjà enregistrés, semble encore atteignable, voire améliorable. La polarisation rime avec (re)politisation, tout au moins retour vers les urnes. Chaque camp a comme maître mot : « turnout », la participation. Sous-entendu celle des « siens ». Mais dans un pays au système si particulier, le suffrage universel ne sert pas de juge de paix. Sinon, on pourrait d’ores et déjà annoncer la victoire de Joe Biden. Une poignée d’États feront la décision. Chaque candidat doit, plus qu’ailleurs, mobiliser sa base. Voici quelques clés.

Vous pouvez lire la suite de l’article (accès abonné) sur L’Humanité

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