Des personnalités plaident en faveur de l’attribution du Prix Nobel de la paix aux médecins cubains

L’idée est très juste et opportune car les médecins internationalistes cubains sont, en ces temps de pandémie, d’extrême inégalité et d’insupportable injustice sociale, un paradigme difficile à égaler de solidarité humaine et de dévouement à la cause du sauvetage des vies. Ceci, en antagonisme marqué avec l’égoïsme débridé d’America First de Donald Trump, lorsque la Maison Blanche expose la santé et la vie de millions d’Américains sur l’autel des affaires, déclenchant la propagation débridée du virus et de la mort, comme si les très graves violations des Droits de l’Homme qu’elle commet systématiquement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières, étaient peu nombreuses. Si le prix Nobel doit être un prix pour ceux qui recherchent le bien commun, la justice et la coopération internationale, ces candidats sont ceux qui le méritent, car comme l’a déclaré Noam Chomsky : aucun pays n’a eu une attitude internationaliste comme celle de Cuba face à la pandémie.

Chomsky est précisément l’un de ceux qui plaident en faveur de l’attribution du prix aux lauréats cubains, aux côtés des prix Nobel Adolfo Pérez Esquivel et Alice Walker, du leader du mouvement brésilien des sans-terre, Joao Pedro Stédile, du journaliste Ignacio Ramonet, des acteurs Danny Glover et Mark Ruffalo, des musiciens Chico Buarque, Silvio Rodríguez et Tom Morello, des écrivains Luis Britto Garcia et James Early et des cinéastes Oliver Stone et Pedro Costa.

Une campagne de soutien à cette initiative a été lancée au Brésil par le théologien Leonardo Boff et la section brésilienne du Réseau pour la défense de l’humanité et des appels similaires sont lancés en France, en Argentine et en Italie. Le mouvement s’étend rapidement tandis que Washington, avec Mike Pompeo en tête, répand jour après jour le poison de sa haine irrépressible et des menaces contre la coopération médicale cubaine. Il est naturel qu’un groupe philo-fasciste, tel que celui qui tient aujourd’hui les rennes du gouvernement dans le nord de l’Amérique, soit irrité par une activité au contenu si profondément humaniste et totalement contraire à la logique du marché. Il s’agit également de priver Cuba de sa principale source de devises étrangères, car si  les pays pauvres sont libres de s’engager dans une coopération avec Cuba, il en existe beaucoup d’autres qui y réfléchissent.

La moitié des 6.250 médecins de Cuba en 1959 ont déserté peu après le triomphe de la Révolution. Mais en 1960, La Havane a envoyé une brigade médicale pour aider les victimes du méga tremblement de terre qui a frappé le Chili. En 1963, elle a envoyé une brigade de 55 médecins dans l’Algérie nouvellement indépendante. Dès lors, il était courant de trouver des médecins cubains en Afrique. En 1970, Cuba a envoyé une brigade médicale au Pérou pour aider les victimes du tremblement de terre d’Ancash. La vision et la volonté politique de Fidel Castro ont conduit à la mise en œuvre rapide d’un programme de formation du personnel de santé, qui a permis l’existence de 13 universités médicales et fait de Cuba l’un des pays ayant le plus grand nombre de médecins par habitant au monde. Elle a également conduit à la création du grand complexe de centres de recherche biomédicale, qui a été essentiel pour produire des médicaments de pointe malgré le blocus américain de plus en plus étouffant, protéger la population contre de nombreuses maladies infectieuses et produire au niveau national huit des vaccins administrés chaque année.

Depuis 1963, plus de 600.000 travailleurs de la santé cubains ont fourni leurs services dans plus de 164 pays. Plus de 2.000 personnes combattent le coronavirus dans 28 pays, dont environ 700 au Mexique. Dans les Caraïbes, plus de 600 le font.

En 2005, après le passage de l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, Fidel Castro a proposé au gouvernement américain l’envoi d’une importante force médicale pour aider les victimes. Avec Bush au pouvoir, la réponse a été négative mais ce fait a conduit à la création par le commandant du contingent international de médecins spécialisés dans les situations de catastrophe et les épidémies graves, Henry Reeve. Reeve était un jeune homme de Brooklyn qui est mort au combat dans l’armée d’indépendance cubaine, où, grâce à son courage et à ses capacités, il a obtenu le grade de brigadier à un très jeune âge et a suscité une grande admiration et une grande affection de la part des Cubains.

Depuis sa création, le contingent a agi contre les tremblements de terre (Pakistan, 2005 ; Indonésie, 2006 ; Pérou, 2007 ; Chine, 2008 ; Haïti, 2010 ; Chili, 2010 ; Népal, 2015 ; Équateur, 2016), les pluies intenses (Guatemala, 2005 ; Bolivie, 2006) ; Mexique, 2007 ; El Salvador, 2009 ; Chili, 2015 ; Venezuela, 2015), les urgences médicales (choléra en Haïti, 2010 ; Ebola en Sierra Leone, Guinée Conakri, Liberia, 2014) et les ouragans (République dominicaine, 2015 ; îles Fidji, 2016 ; Haïti, 2016).

> Pour soutenir la proposition, signez sur www.CubaNobel.org

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