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Cela se passe aujourd’hui

Le 25 mars 2021, la presse, les élus parlent de la Grèce pour fêter le bicentenaire de l'indépendance de ce pays. Pourtant, le pays fait face depuis maintenant un mois à un mouvement social d'ampleur, des étudiants notamment qui demandent une autre affectation des dépenses publiques. Tandis que les hôpitaux grecs sont surchargés, que les libertés individuelles sont attaquées, le gouvernement dépense sans compter pour acheter de quoi réprimer la population.

Cet article a été rédigé par Eleni Ferlet, le 25 mars 2021

Depuis plusieurs semaines, le peuple grec est dans la rue pour manifester sa colère contre les mesures coercitives mises en place par le gouvernement.

Pourquoi ? Que se passe-t-il ? aucun média n’en parle or la situation sociale, économique et la gestion de la pandémie du COVID19 nous rappelle, et nous pouvons faire le rapprochement avec ce qui se passe en France sous le  gouvernement Macron.

Tout a débuté, bien-sûr il y a des décennies, cependant la colère n’est pas redescendue car le 11 février dernier sous prétexte de violences dans le milieu universitaire, une loi a été adoptée afin de mettre en place « une brigade de protection universitaire » pour mettre fin aux éléments nuisibles dixit le gouvernement de M. Kyriakos Mitsotakis (premier ministre). Or, il n’y a pas eu de phénomènes de violence ceci est une façon de « museler les étudiants » ou plus exactement de faire taire l’opposition en terme général.

Le gouvernement met en place des mesures qui font peur.

Cette loi rappelle des évènements sombres qui se sont produits dans le pays le  17 novembre 1973 durant lesquels un char militaire avait écrasé l’enceinte de Polytechnique à Athènes pour réprimer le mouvement étudiant opposé à la dictature des colonels.

Depuis février 2021, les étudiants se mobilisent dans les grandes villes, à Athènes, à Thessalonique.

En pleine crise sanitaire, le gouvernement est capable de débloquer une somme astronomique afin de recruter une brigade munie de gaz lacrymogènes, etc… Alors que cet argent aurait pu être utilisé pour ouvrir des lits dans les hôpitaux par exemple, ou mettre en place des mesures urgentes d’aides sociales.

A cela s’ajoute toutes les mobilisations de masse pour dénoncer l’érosion des droits démocratiques, pour défendre la santé publique contre l’autoritarisme.

La Grèce demande plus de médecins alors que les hôpitaux atteignent un point de rupture. Le 17 mars dernier à Syntagma a eu lieu une des plus grandes manifestations, organisée par les syndicats de médecins grecs. Le slogan principal a été une demande forte d’embauche immédiate de personnel de santé et la réquisition des hôpitaux privés.

L’autre protestation est celle portée contre l’autoritarisme et la répression de l’Etat.

Le peuple se mobilise de partout, ce que subissent les grecs, nous le subissons aussi.

Nous soutenons ces manifestations et sommes solidaires avec les grecs.

Nous sommes tous des grecs.

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Marina Mesure

Syndicalisme international

Marina Mesure is a specialist of social issues. She has worked for several years with organizations defending workers’ rights such as the European Federation of Building and Wood Workers.

She has campaigned against child labor with the International Labor Organization, against social dumping and the criminalization of unionism. As a famous figure in the international trade union world, she considers that the principle of “equal work, equal pay « remain revolutionary: between women and men, between posted and domestic workers, between foreigners and nationals ».

Marina Mesure, especialista en asuntos sociales, ha trabajado durante varios años con organizaciones de derechos de los trabajadores como la Federación Europea de Trabajadores de la Construcción y la Madera.

Llevo varias campañas contra el trabajo infantil con la Organización Internacional del Trabajo, contra el dumping social, y la criminalización del sindicalismo. Es una figura reconocida en el mundo sindical internacional. Considera que el principio de « igual trabajo, igual salario » sigue siendo revolucionario: entre mujeres y hombres, entre trabajadores desplazados y domésticos, entre extranjeros y nacionales « .

Spécialiste des questions sociales, Marina Mesure travaille depuis plusieurs années auprès d’organisations de défense des droits des travailleurs comme la Fédération Européenne des travailleurs du Bâtiment et du Bois.

Elle a mené des campagnes contre le travail des enfants avec l’Organisation internationale du travail, contre le dumping social, la criminalisation du syndicalisme. Figure reconnue dans le monde syndical international, elle considère que le principe de « travail égal, salaire égal » est toujours aussi révolutionnaire : entre les femmes et les hommes, entre les travailleurs détachés et domestiques, entre étrangers et nationaux ».

Sophia Chikirou

Directrice de la publication

Sophia Chikirou is the publisher of Le Monde en commun. Columnist, director of a documentary on the lawfare, she also founded several media such as Le Média TV and the web radio Les Jours Heureux.

Communications advisor and political activist, she has worked and campaigned in several countries. From Ecuador to Spain, via the United States, Mexico, Colombia, but also Mauritania, she has intervened with progressive and humanist movements during presidential or legislative campaigns.

In 2007, she published Ma France laïque (La Martinière Editions).

Sophia Chikirou es directora de la publicación de Le Monde en commun. Columnista, directora de un documental sobre el lawfare, también fundó varios medios de comunicación tal como Le Média TV y la radio web Les Jours Heureux.

Asesora de comunicacion y activista política, ha trabajado y realizado campañas en varios países. Desde Ecuador hasta España, pasando por Estados Unidos, México, Colombia, pero también Mauritania, intervino con movimientos progresistas y humanistas durante campañas presidenciales o legislativas.

En 2007, publicó Ma France laïque por Edicion La Martinière.

Sophia Chikirou est directrice de la publication du Monde en commun. Editorialiste, réalisatrice d’un documentaire sur le lawfare, elle a aussi fondé plusieurs médias comme Le Média TV et la web radio Les Jours Heureux.

Conseillère en communication et militante politique, elle a exercé et milité dans plusieurs pays. De l’Equateur à l’Espagne, en passant par les Etats-Unis, le Mexique, la Colombie, mais aussi la Mauritanie, elle est intervenue auprès de mouvements progressistes et humanistes lors de campagnes présidentielles ou législatives.

En 2007, elle publiait Ma France laïque aux éditions La Martinière.

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