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Une période morose mais des droits qui avancent

Tous les indicateurs semblent être au rouge : crise sociale, sanitaire, augmentation des inégalités... Amnesty International a partagé un article qui indique que les droits humains ont néanmoins progressé dans plusieurs endroits de la planète depuis le début de l'année 2021. En Suisse, au Kazakhstan ou ailleurs, Le Monde en Commun vous propose de prendre le temps de vous intéresser à ces nouvelles historiques !

Cet article a été publié par la rédaction de la Chronique et publié sur le site d'Amnesty International, le 26 février 2021

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En ce début d’année, le contexte sanitaire mondial accapare la plupart des médias et pèse sur le moral de toutes et de tous. Néanmoins, des bonnes nouvelles continuent de nous parvenir en matière de droits humains, et elles méritent que l’on s’y attarde. De quoi se redonner du baume au cœur et de la vigueur militante !

1. Le recours à l’IVG devient légal en Corée du Sud

La plus haute juridiction du pays a ordonné, en avril 2019, la levée de l’interdiction de l’avortement, jugée anticonstitutionnelle, et demandé une évolution de la législation avant le 31 décembre 2020. Le délai ayant expiré, la loi de 1953 qui limitait l’avortement aux Sud-Coréennes victimes de viols, ou en cas de danger pour la mère et l’enfant, n’existe plus depuis le 1er janvier 2021. L’IVG en Corée du Sud devient légale, mais sans cadre juridique précis.

2. Le mariage pour tous bientôt légal en Suisse

Mieux vaut tard que jamais. Le Parlement helvétique a approuvé, le 17 décembre dernier, le projet de loi autorisant le mariage pour les couples homosexuels, plusieurs années après de nombreux autres pays d’Europe occidentale. Une lutte de longue haleine puisque le projet initial a été déposé en 2013. Le texte adopté permet aux homosexuels et lesbiennes de s’unir et à ces dernières d’avoir accès au don de sperme, un des points les plus controversés.

Le parti suisse de l’Union démocratique fédérale (UDF), qui défend des valeurs chrétiennes, a néanmoins annoncé qu’il lancerait un référendum pour tenter de contrer le vote du texte.

3. Minerais du sang : l’Union européenne exige la transparence

Ce n’est un secret pour personne, et encore moins pour les entreprises qui importent étain, tantale, tungstène et or, couramment utilisés pour fabriquer nos portables, voitures et bijoux : ces métaux proviennent parfois de mines tenues par des groupes armés. Pour y avoir accès, il faut leur payer un bakchich. Ainsi l’argent versé alimente l’achat d’armes, et donc les conflits. Sur place, le travail forcé d’adultes comme d’enfants et le blanchiment d’argent participent à ce business. Pour que les importateurs ne fassent plus la politique de l’autruche, l’Union européenne a voté une nouvelle loi – le règlement sur les minéraux de conflit. À partir du 1er janvier 2021, il leur est demandé de vérifier que les méthodes d’extraction des minerais concernés soient conformes aux droits humains. Il leur revient désormais de veiller à ce que ces types d’importations proviennent exclusivement de sources responsables et ne soient pas issus de conflits. Reste à voir si l’exigence de transparence forcera ces entreprises européennes à changer leur fusil d’épaule.

Vous pouvez retrouver les deux dernières nouvelles sur le site d’Amnesty International

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