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🛑 Reporters sans frontières publie son rapport sur le journalisme en 2020 : malgré la crise sanitaire, la répression et la détention augmentent

Reporters sans frontières (RSF) a été fondée en 1985. Son action est dédiée à l'indépendance et à la liberté du journalisme. Son bilan annuel témoigne chaque année de la situation des journalistes aux quatre coins du monde. Au mois de décembre 2020, pas moins de 387 journalistes sont encore détenus, auxquels il faut ajouter 54 otages et 4 disparus. Un chiffre détonne : le nombre de femmes journalistes en détention a augmenté de 35 % par rapport à l’année dernière. Un rapport nécessaire et important à lire !

Le bilan annuel de Reporters sans Frontières est publié chaque année depuis 1995. Il a été publié le lundi 14 décembre 2020.

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Dans son bilan annuel 2020, RSF recense 387 journalistes emprisonnés pour avoir exercé leur métier d’information, alors qu’ils étaient 389 en 2019. Le nombre de journalistes détenus à travers le monde reste à un niveau historiquement haut. Plus de la moitié des journalistes détenus à travers le monde (61 %) le sont dans seulement cinq pays. Pour la deuxième année consécutive, la Chine, l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Vietnam et la Syrie représentent les cinq plus grandes prisons au monde pour les journalistes.

Le nombre de femmes journalistes en détention est en augmentation de 35 % : fin 2020, 42 d’entre elles sont privées de liberté, contre 31 il y a un an. Les nouvelles détenues sont principalement originaires du Belarus – qui connaît une répression sans précédent depuis l’élection présidentielle controversée du 9 août 2020 -, d’Iran et de Chine, où la répression s’est renforcée avec la crise sanitaire. Parmi ces femmes journalistes nouvellement détenues, la lauréate du Prix RSF de la liberté de la presse 2019,  la journaliste vietnamienne  Pham Doan Trang.

L’effet Covid-19

Les données recueillies par les équipes de RSF et l’Observatoire 19 révèlent, selon une liste non exhaustive, que le nombre d’arrestations et d’interpellations arbitraires a été multiplié par 4 entre les mois de mars et mai 2020, au début de la propagation du coronavirus dans le monde. Entre début février et fin novembre 2020, ce type de violations représentait à lui seul 35 % des exactions recensées (devant les violences physiques ou les menaces, qui correspondent à 30 % des violations enregistrées). Si la plupart des journalistes interpellés ne le sont que pour quelques heures, voire quelques jours ou semaines, 14 journalistes, arrêtés dans le cadre de leur couverture de l’épidémie, se trouvent toujours sous les verrous à ce jour. 

Vous pouvez lire le bilan en intégralité sur le site de Reporters Sans Frontières

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