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Pérou : un policier reconnu coupable du meurtre d’une adolescente

Plus de 12 000 femmes et jeunes filles ont disparu en 2020 au Pérou. Dans un pays où le mot de féminicide est de moins en moins tabou, le nombre de femmes disparues et jamais retrouvé demeure extrêmement élevé et a atteint des sommets pendant l'année 2020, alors que la population était confinée. Depuis 2018, pas moins de 41 000 femmes ont disparu. Un sujet d'une telle ampleur qu'il met à l'agenda politique péruvien la question de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et des moyens dédiés à la prévention et à l'investigation.

Cet article a été publié par Dan Collyns, le 18 mars 2021 dans The Guardian

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Judith Machaca a été vue pour la dernière fois alors qu’elle rentrait de son travail dans sa ville natale de Tacna, dans le sud du Pérou. L’étudiante en génie de l’environnement travaillait à temps partiel dans un magasin de téléphonie mobile et envoyait toujours un message si elle était en retard.

Le dernier message texte de son téléphone a été envoyé à 23 heures le 28 novembre et le lendemain, son père désemparé a signalé la disparition de la jeune femme de 20 ans à la police. Ils l’ont renvoyé, disant qu’elle était probablement avec un petit ami et qu’elle se montrerait bien assez tôt.

Machaca n’est jamais rentrée à la maison. La police n’ayant toujours rien fait pour enquêter sur sa disparition, sa famille a commencé à protester, organisant des veillées devant le poste de police avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Où est Judith ? » et « La police étouffe l’affaire ».

Deux mois plus tard, des pelleteuses ont découvert son corps, face contre terre, les poignets liés dans le dos, à côté de celui de Noemí Escobar, 14 ans, à 80 mètres de profondeur dans un puits situé dans une ferme appartenant aux parents d’un policier.

Le meurtre de Machaca a pris une tournure encore plus sombre lorsqu’il a été révélé qu’un juge local avait libéré un policier, Santiago Paco, alors qu’il faisait l’objet d’une enquête pour le meurtre des deux femmes.

Vous pouvez retrouver l’article en intégralité sur The Guardian

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