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Où sont les habits de la philosophe Mary Wollstonecraft ?

La philosophe Mary Wollstonecraft connue pour sa Défense des droits de la femme et ses travaux sur la Révolution française a enfin une statue à son effigie, mais pas n'importe laquelle. La statue qui a été dévoilée la représente nue, au grand dam des associations féministes et internautes. Imaginerions-nous une statue en hommage à Descartes nu ? Une statue bien maladroite et à rebours des analyses d'une des pionnières de la critique du patriarcat...

Cet article a été rédigé par Kabir Jhala dans The Art Newspaper, le 10 novembre 2020

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Mary Wollstonecraft (1759-1797) est une philosophe anglaise principalement connue pour son pamphlet Défense des droits de la femme publié en 1792, dans lequel elle écrit que « sans femmes éduquées, une société ne peut que dégénérer ». Considérée comme la pionnière du féminisme en Grande-Bretagne, celle qui est aussi connue pour avoir donné naissance à Mary Shelley (Frankenstein), elle n’avait pas encore de statue à son effigie. Cela a pris 10 ans et aujourd’hui, les internautes sont à raison scandalisés : elle a été sculptée nue. Un choix qui interroge.

Au terme d’une campagne de dix ans, Mary Wollstonecraft, philosophe anglaise du XVIIIe siècle et défenseur des droits des femmes, a reçu une statue dans le quartier de Newington Green, au nord de Londres, là où elle a vécu.

L’œuvre en bronze argenté de la sculptrice britannique Maggi Hambling, qui sera dévoilée plus tard, montre une femme nue émergeant d’une masse tourbillonnante, ce qui représente « une combinaison de formes féminines qui se mêlent et s’élèvent ensemble comme si elles ne faisaient qu’une », selon une déclaration de la campagne Mary on the Green, qui a permis de récolter 143 000 livres sterling pour l’achèvement de l’œuvre. « Elle incarne chaque femme, sa propre personne, prête à affronter le monde », ajoute la déclaration.

Souvent décrite comme « la mère du féminisme », les écrits de Wollstonecraft – en particulier Défense des droits de la femme (1792) – sont largement considérés comme ayant jeté les bases du mouvement pour le droit de vote des femmes. Une citation de Wollstonecraft est écrite sur le socle de l’ouvrage : « Je ne souhaite pas que les femmes aient du pouvoir sur les hommes, mais sur elles-mêmes ».

Vous pouvez lire la suite de l’article sur The Art newspaper

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