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Mort de Sankara : l’ex-président Compaoré part en comparution

Thomas Sankara est mort assassiné le 15 octobre 1987. Militant socialiste et anti-impérialiste, il a été Président du Conseil national révolutionnaire du Burkina Faso entre 1983 et 1987. Il trouve la mort lors d'un coup d'État qui porte Blaise Compaoré au pouvoir, pouvoir qu'il ne quitte qu'en 2014. Ce n'est qu'en décembre 2015, qu'un mandat d'arrêt international est lancé par la justice militaire. L'avancée des poursuites permettra peut-être de faire la lumière sur l'assassinat d'un dirigeant apprécié par la population et dont le souvenir reste vivant, au Burkina et ailleurs.

Cet article a été rédigé par Yaya Boudani, pour RFI le 13 avril 2021

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Poursuivi pour attentat à la sureté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavres, l’ex-président devra se présenter devant le tribunal pour un procès. Selon la décision judiciaire, il existe suffisamment de charges contre l’ancien dirigeant pour les faits de recel de cadavres et le tribunal maintient le mandat d’arrêt international contre celui qui vit en exil en Côte d’Ivoire.

Mandat maintenu aussi pour Hyacinthe Kafando, poursuivi pour assassinat et attentat à la sureté de l’État. Il est le présumé chef du commando qui a procédé à l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et ses compagnons. Également accusé dans cette affaire, le général Gilbert Diendéré, proche de Blaise Compaoré. Dans ce dossier, quatorze personnes sont renvoyées devant la justice.

Dans le même temps, le tribunal militaire a ordonné la mise en détention de toutes les personnes dont les charges ont été confirmées. Les mandats d’arrêt sont donc maintenus contre ceux qui sont à l’étranger.

Vous pouvez lire l’article en entier sur RFI

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