dossier

La solidarité internationale

Le Monde en commun publie des articles et contenus audiovisuels accessibles dans 3 langues : français, anglais, et espagnol. L’objectif est de rendre accessible tous les contenus au plus large public. Pour cela, la langue ne doit pas être un obstacle.

Nous sommes en train de constituer un groupe de volontaires qui se chargeront de traduire l’ensemble des contenus afin de les présenter dans au moins trois langues (français, anglais, espagnol).

Si vous souhaitez rejoindre le groupe, merci de nous adresser un mail à contact@linternationale.fr

Texte de référence à venir…

l'article

Le Togo, pilier de la « Françafrique », lutte pour sa liberté

Nous relayons un communiqué du mouvement citoyen togolais Nubueke, qui parle de la situation politique au Togo et se félicite de l’existence du média Le Monde en commun.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur telegram

Petit pays de près de 8 millions d’habitants, le Togo est l’une des plus anciennes dictatures du le continent africain. Depuis 1963, soit trois ans après l’indépendance de ce pays (27 avril 1960), une dictature implacable s’est instaurée et incarnée par le clan Gnassingbé. Ainsi, du père (Eyadéma) au fils (Faure) le Togo est dirigé d’une main de fer avec son lot de simulacre d’élections, de répressions aveugles de toutes velléités contestataires, de crimes économiques, le tout, dans une impunité déconcertante.

Depuis plus d’un demi-siècle, les Togolais vivent dans une paupérisation accrue et aiguë. Le rêve des pères fondateurs de cette nation, qui est de faire de ce petit pays de 56600 Km2  « la Suisse de l’Afrique », s’est transformé en cauchemar.

De toute évidence, si le régime des Gnassingbé a pu résister tout ce temps, c’est aussi en partie grâce à des piliers aussi fidèles qu’inébranlables.

Tout d’abord l’armée. L’armée togolaise est tout sauf républicaine. Elle a plutôt un caractère clanique et est exclusivement au service du pouvoir. Elle est mise à contribution dans la répression des mouvements de contestations, comme en 2005 ou en 2017. D’ailleurs, de l’avis de certains, c’est l’armée qui dirige véritablement le pays.  Avec le soutien indéfectible de la France.

Le Togo a été et reste un maillon essentiel de la « Françafrique ». La France, depuis des décennies, a été d’un appui déterminant pour la dictature des Gnassingbé. Les chefs d’État français qui se sont succédé, ont entretenu des relations privilégiées avec les « Gnassingbé ». Les populations togolaises ont malheureusement payé les pots cassés. La démocratie aussi. On se souvient d’ailleurs de l’assassinat du premier président démocratiquement élu au Togo en 1958, Sylvanus Olympio qui fut commandité par les réseaux de Jacques Foccart, conseiller Afrique de Charles de Gaulle.

Alors que l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron a suscité un peu d’espoir chez les Togolais, qui ont cru à la mort de la « Françafrique », ils ont malheureusement déchanté. Ces pratiques obscurantistes continuent de plus belle. D’ailleurs, Emmanuel Macron a fait récemment livrer deux hélicoptères de combat à la garde présidentielle de Faure Gnassingbé ; alors que le ministre des affaires étrangères de François Hollande, Jean-Marc Ayrault avait mis son veto en son temps à cette livraison. Quand on sait le niveau de barbarie de l’armée togolaise, on se demande si ces hélicoptères ne seront pas utilisés pour bombarder des populations innocentes.

 Le peuple togolais est connu pour sa bravoure et sa ténacité. A plusieurs reprises, il s’est levé pour sa liberté.

Seulement, il a payé depuis près de 50 ans le lourd tribut dans cette lutte pour l’avènement de la démocratie. Le bilan est terrible, le décompte macabre. En 2005, plus de 800 civils ont été tués par l’armée, dans la terrible répression qui suivit la mort d’Eyadéma père, et la prise du pouvoir par son fils. Les derniers grands mouvements de contestation remontent à 2017-2018. Mais comme toujours, ils furent étouffés dans le sang, avec la complicité de l’ancienne puissance coloniale.

Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les partis politiques qui sont au premier rang de la lutte pour le changement au Togo. Les organisations des sociétés civiles et les mouvements citoyens ont émergé avec le temps. Dans le lot de celles qui proposent des approches innovantes, on retrouve bien évidemment le mouvement « Nubueke » (Un nouveau jour se lève) qui depuis près de 5 année, est en train d’apporter sa contribution au changement, qui tarde à venir, mais qui, nous n’en doutons pas, finira par arriver. 

La dynamique « le Monde en commun » lancée par Jean-Luc Mélenchon, Député des Bouches du Rhône et leader de la France Insoumise, s’offre à nous Togolais et militants de la démocratie comme un tremplin pour mutualiser nos forces et atteindre des objectifs communs.

Nous savons qu’en France, des forces politiques appellent à la fin de la « Françafrique » et à la solidarité entre les peuples. La France Insoumise est de celles-là.

Aujourd’hui, l’urgence est que les militants pro-démocratie à travers le monde apportent leur soutien à la lutte du peuple togolais, pour faire tomber l’une des plus vieilles dictatures en Afrique noire.

Comme le souligne notre devise, Ensemble et solidaire, avançons !!!

Tchalla Talaki Meheza (Président du Mouvement citoyen Nubueke)

Ametokpo Kokou Shalom (Chargé à l’organisation du Mouvement citoyen Nubueke)

Dans le même dossier

Les vidéos