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Equateur : un scrutin sous surveillance internationale

Le deuxième tour de l’élection présidentielle équatorienne a lieu dimanche 11 avril. Les Equatoriens sont appelés à départager deux candidats : Andrés Arauz, soutenu par la révolution citoyenne et Rafael Correa l’ancien président qui vit en exil à Bruxelles ; et Guillermo Lasso, banquier, soutenu par l’actuel président Lenine Moreno.
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La campagne a été d’une grande violence sur les réseaux sociaux et les rumeurs et fausses informations ont dominé la scène médiatique.

Toutefois, malgré la pandémie, la campagne électorale s’est déroulée : des réunions publiques ont même pu être tenues. Le débat télévisé entre les deux adversaires a permis à Andrés Arauz d’avancer des propositions fortes pour soutenir une population qui a été totalement abandonnée par le gouvernement dans la pandémie.

Le scrutin de deuxième tour est placé sous haute surveillance internationale : des observateurs du monde entier sont sur place. Le Comité national électoral supposé organiser ces missions d’observation a annoncé hier aux observateurs qu’ils étaient « invités à rester dans leur chambre d’hôtel le soir des résultats ». Une demande très étrange qui est justifiée par le CNE pour éviter de contribuer aux tensions.

Depuis la veille du scrutin, les camions militaires circulent dans la zone où se trouve le CNE et les observateurs, mais aussi les QG de campagne des candidats. Des vols d’hélicoptères militaires ont aussi été aperçus dimanche matin. La tension est déjà très perceptible.

Christian Rodriguez, membre du Monde en commun, est observateur international de cette élection. A Quito, dès 6 heures du matin, il était présent dans un bureau de vote.

Leila Chaibi, députée européenne insoumise, est elle-aussi observatrice internationale :

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