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En Pologne, il n’est presque plus possible d’avorter

Le jeudi 22 octobre 2020, le tribunal constitutionnel de Pologne s'est déclaré en faveur de l'inconstitutionnalité de l'avortement pratiqué lors de « déficience fœtale grave et irréversible ou maladie incurable menaçant la vie du fœtus ». Cela fait suite à une demande d'un député du PiS (Droit et Justice), parti extrêmement réactionnaire au pouvoir. D'année en année, la liberté des femmes à disposer de leur corps est de plus en plus diminuée par le gouvernement polonais.
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Cette décision rend 98% des avortements illégaux. Le jeudi 22 octobre 2020, après l’annonce de la décision, des femmes vêtues de noir se sont rendues dans les rues de Varsovie pour manifester et affirmer leur colère.

La loi polonaise en matière d’avortement était déjà l’une des plus restrictives sur le continent européen et tendait à se durcir. Par exemple, il n’était plus possible depuis 2017 d’accéder à la pilule du lendemain sans avoir une ordonnance médicale. Les médecins font également valoir leur clause de conscience pour refuser l’accès à des contraceptifs. En 2019, la Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe avait indiqué dans un rapport que « les autorités polonaises doivent en urgence adopter la législation nécessaire pour assurer l’accessibilité en pratique aux services légaux d’avortement Â».

111 élus européens ont signé une lettre qui explique que cette décision est contraire au droit international et aux textes européens concernant le principe de non régression.

Voici quelques réactions :

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