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Des eurodéputés refusent de mettre fin aux stages non-rémunérés

En Europe, la crise sociale continue et frappe de manière particulièrement vive les plus jeunes. Des étudiants aux jeunes travailleurs, ceux-ci sont particulièrement touchés par le chômage et des contrats qui ne les rémunèrent pas à hauteur du travail qu'ils font, quand il ne s'agit pas de salariat déguisé. Une résolution en ce sens avait été adoptée à l'automne 2020.
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Le 1er octobre 2020, une résolution avait été adoptée par les eurodéputés. Son objectif ? Garantir un salaire décent pour les stagiaires et lutter contre le chômage des jeunes. Elle précisait que les entreprises font trop souvent appel à des stagiaires pour effectuer ce qui relève en fait d’un travail de salariés. En 2013, le chômage des jeunes s’élevait à 24,4% en Europe. Ce salaire vise tant à lutter contre le salariat déguisé, permettre aux jeunes de trouver plus facilement un emploi et de mieux rémunérer le travail.

« Les contrats de stage devraient prendre la forme d’accords écrits et juridiquement contraignants, précisant les tâches du stagiaire et prévoyant une rémunération décente ; estime que l’objectif de la garantie pour la jeunesse doit être de déboucher sur un emploi et que les stages ne doivent jamais conduire à remplacer des emplois. »

Alors que la précarité des jeunes est un sujet parmi les plus brûlants dans le contexte de la crise sanitaire, l’eurodéputée Leïla Chaibi a relevé le vote de François-Xavier Bellamy. L’élu des Républicains a voté contre ce texte qui visait à mettre fin à la non-rémunération des stagiaires.

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