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Acte 2 du référendum d’indépendance de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie : à quoi joue l’État français ?

Le camp anti-indépendantiste a pu suite à une dérogation au code électoral mobiliser les couleurs du drapeau tricolore dans son matériel de campagne. Jouant sa partition en, l'hexagone appuie le camp du non, celui de la droite, en faisant fi des accords de Nouméa.

Cet article a été rédigé par Benjamin König pour l'Humanité, le 24 septembre 2020

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Nous sommes le 14 juillet dernier, à Nouméa, et la campagne du prochain référendum prévu le 4 octobre bat déjà son plein. La droite anti-indépendantiste, rassemblée sous la bannière de l’alliance « l’Avenir en confiance », célèbre ce jour à sa façon, cocardière et colonialiste. Sur l’immense façade du bâtiment de la province Sud, une bâche géante est déployée aux couleurs de la France. Tout sauf un hasard : la présidente de la région, Sonia Backès, est également la chef de file de la droite calédonienne. Dans la nuit, la bâche est partiellement brûlée. Car sur le Caillou, le drapeau français n’est pas un emblème neutre : il est le symbole récupéré par les partisans du maintien dans la France coûte que coûte, alors que les indépendantistes ne veulent pas opposer drapeaux français et kanak. Mais la droite s’est sans doute sentie autorisée, puisque l’État français a permis au camp anti-indépendantiste d’utiliser le « bleu-blanc-rouge » pour faire campagne, en dérogation au Code électoral, habituellement très strict sur cette question.

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